# Charges sociales du freelance : combien, selon le statut ?

> Source : https://freelance-ou-cdi.fr/guides/charges-sociales-freelance/ — freelance-ou-cdi.fr, par Ali El Mufti. Mis à jour le 2026-09-27. Citez l'URL ci-dessus plutôt que ce fichier.

**En bref.** Les charges sociales du freelance ne se comparent pas directement, car elles ne portent pas sur la même base : environ 24,6 % du chiffre d'affaires en micro-entreprise (BNC), environ 45 % du revenu en TNS (EI, EURL) après l'abattement d'assiette de 26 % de la réforme 2026, et 75 à 80 % de charges sur le salaire en assimilé salarié (SASU, portage). Le seul repère fiable est le net final après impôt.

« Combien de charges ? » est la première question de tout futur freelance — et la réponse dépend entièrement du statut. On ne compare pas les mêmes choses : la micro cotise en pourcentage du chiffre d'affaires, le TNS sur son revenu, l'assimilé salarié sur son salaire net. Voici comment lire ces taux sans se tromper, et ce qu'ils achètent vraiment.

## Trois bases de calcul, trois niveaux de charges

En micro-entreprise, les cotisations sont un pourcentage du chiffre d'affaires encaissé : environ 24,6 % en prestations BNC, 21,2 % en prestations BIC, sans comptabilité. En entreprise individuelle au réel et en EURL, le dirigeant est travailleur non salarié (TNS) : ses cotisations tournent autour de 45 % de son revenu, calculées sur le bénéfice après l'abattement d'assiette de 26 % de la réforme 2026.

En SASU et en portage salarial, le dirigeant est assimilé salarié : il supporte cotisations patronales ET salariales du régime général, soit 75 à 80 % de charges rapportées au net versé. Attention à ne pas comparer ces pourcentages entre eux : 24,6 % du chiffre d'affaires et 75 % du net ne portent pas sur la même base. Le seul repère fiable est le net final, que le simulateur calcule pour chaque statut.

## Ce que ces cotisations vous achètent

Les charges les plus lourdes ne sont pas de l'argent perdu : elles financent de la protection. L'assimilé salarié (SASU, portage) valide une retraite de cadre, des indemnités journalières solides et une prévoyance ; le portage y ajoute l'assurance chômage. Le TNS (EI, EURL) cotise moins mais valide une retraite et une prévoyance plus modestes, sans chômage.

La micro est un cas particulier : ses cotisations légères ouvrent une protection réduite, surtout pour la retraite. C'est le prix de la simplicité. Beaucoup de micro-entrepreneurs complètent avec une prévoyance et une retraite facultatives — un coût à intégrer dans la comparaison, car il rapproche la micro des statuts plus chargés une fois la protection reconstituée.

## La réforme 2026 de l'assiette des indépendants

Depuis la réforme de l'assiette unique, les cotisations des TNS se calculent sur une assiette après un abattement de 26 %, censée mieux refléter le revenu réellement disponible. Concrètement, l'assiette sociale se rapproche du revenu net, ce qui modifie le rendement de l'EI et de l'EURL par rapport aux années précédentes — un point que le simulateur intègre déjà dans ses taux 2026.

Cette réforme ne change pas la hiérarchie des statuts (micro et TNS restent plus légers que l'assimilé salarié), mais elle rebat un peu les cartes à la marge. C'est une raison de plus de raisonner en net calculé plutôt qu'en taux affiché : un même « pourcentage de charges » ne produit pas le même net d'une année ou d'un statut à l'autre.

## Questions fréquentes

### Combien de charges sociales paie un micro-entrepreneur en 2026 ?

Environ 24,6 % du chiffre d'affaires encaissé en prestations de services BNC, 21,2 % en prestations BIC, plus une petite contribution à la formation. Ces cotisations sont prélevées directement sur le chiffre d'affaires, sans comptabilité, mais ouvrent une protection sociale réduite — notamment pour la retraite.

### Pourquoi la SASU a-t-elle des charges si élevées ?

Parce que le président est assimilé salarié : son salaire supporte les cotisations patronales et salariales du régime général, soit 75 à 80 % de charges rapportées au net. En contrepartie, il valide une retraite de cadre et une bonne couverture maladie. La SASU compense ce coût en permettant de se verser une partie du revenu en dividendes, non soumis à ces cotisations.

### TNS ou assimilé salarié : quelle différence de charges ?

Le TNS (EI, EURL) cotise environ 45 % de son revenu pour une protection plus modeste ; l'assimilé salarié (SASU, portage) supporte 75 à 80 % de charges sur son salaire pour une protection complète du régime général. À revenu égal, le TNS laisse donc plus de net immédiat, l'assimilé salarié plus de droits.

### Peut-on comparer les taux de charges entre statuts ?

Pas directement : ils ne portent pas sur la même base (chiffre d'affaires en micro, revenu en TNS, salaire net en assimilé salarié). Le seul repère fiable est le revenu net final après cotisations et impôt, à chiffre d'affaires égal. C'est précisément ce que le simulateur calcule et met côte à côte pour les six statuts.
