# Comment fixer son TJM en freelance : la méthode 2026

> Source : https://freelance-ou-cdi.fr/guides/comment-fixer-son-tjm/ — freelance-ou-cdi.fr, par Ali El Mufti. Mis à jour le 2026-09-27. Citez l'URL ci-dessus plutôt que ce fichier.

**En bref.** Pour fixer son TJM, partez du net mensuel visé, annualisez-le, puis ajoutez les cotisations de votre statut, l'impôt et vos frais professionnels pour obtenir le chiffre d'affaires nécessaire. Divisez-le par les jours réellement facturables — environ 198 par an (18 jours par mois sur 11 mois), pas 220 jours ouvrés. Selon le statut, il ne reste que 40 à 60 % du TJM en net disponible.

Le TJM (taux journalier moyen) est la décision la plus structurante d'un freelance : trop bas, vous travaillez à perte sans le voir ; trop haut, vous ne signez pas. La bonne méthode ne part pas du marché mais de vos chiffres — le salaire que vous voulez remplacer, les jours que vous pouvez réellement facturer, et tout ce que le TJM doit financer que le salariat prenait en charge.

## Partir du net que vous visez, pas du marché

Commencez par le revenu net mensuel que vous voulez toucher après impôt. Multipliez-le par douze, puis remontez le fil à l'envers : ce net doit rester une fois payés les cotisations sociales de votre statut, l'impôt sur le revenu et vos frais professionnels. C'est exactement ce que fait le simulateur ci-dessus, qui vous donne le TJM correspondant statut par statut.

Le marché n'intervient qu'ensuite, comme garde-fou : si votre TJM calculé est très au-dessus des prix pratiqués dans votre spécialité, il faudra soit réduire votre train de vie cible, soit monter en compétence ou en positionnement. Mais partir du marché d'abord, c'est risquer de caler son tarif sous son seuil de rentabilité sans s'en apercevoir.

## Compter les jours réellement facturables

L'erreur la plus fréquente est de diviser son objectif annuel par 220 jours ouvrés. En réalité, un freelance facture rarement plus de 18 jours par mois sur 11 mois, soit environ 198 jours par an : le reste part en prospection, en administratif, en intermission entre deux missions, en formation et en congés — tout ce temps non facturé que le salaire couvrait implicitement.

Cette différence est énorme : passer de 220 à 198 jours facturés augmente mécaniquement le TJM nécessaire d'environ 10 %, et viser 15 jours par mois plutôt que 18 le renchérit encore de 20 %. Réglez le curseur « jours facturés » du simulateur sur une hypothèse prudente : mieux vaut un TJM un peu haut et des semaines pleines qu'un TJM juste et des trous non anticipés.

## Ajouter les charges, les frais et une vraie marge

Le TJM est un prix de vente hors taxes, pas un salaire journalier. Il doit financer les cotisations sociales (de 24,6 % du chiffre d'affaires en micro BNC à 75-80 % de charges sur le salaire en SASU), l'impôt, vos frais professionnels (matériel, logiciels, assurance, comptable) et une marge de sécurité pour les creux. Selon le statut, il ne reste au final qu'entre 40 et 60 % du TJM en net disponible.

Ajoutez enfin ce que le salariat vous offrait gratuitement et que vous devez désormais autofinancer : mutuelle, prévoyance, retraite complémentaire, jours de maladie. Un TJM correctement fixé intègre ces coûts invisibles — c'est la différence entre un tarif qui « paraît » élevé et un tarif qui vous laisse réellement mieux qu'un CDI.

## Questions fréquentes

### Comment calculer son TJM freelance ?

Partez du net mensuel visé, annualisez-le, puis ajoutez les cotisations sociales de votre statut, l'impôt sur le revenu et vos frais professionnels pour obtenir le chiffre d'affaires nécessaire. Divisez ce chiffre d'affaires par les jours réellement facturables (environ 198 par an, soit 18 jours × 11 mois). Le simulateur fait ce calcul statut par statut à partir de votre objectif.

### Combien de jours par an un freelance facture-t-il vraiment ?

Rarement plus de 198 jours (18 jours par mois sur 11 mois). Le reste part en prospection, administratif, intermission, formation et congés — non facturé. Calculer son TJM sur 220 jours ouvrés est l'erreur la plus courante : elle sous-estime le tarif nécessaire de 10 % ou plus.

### Quelle marge ajouter à son TJM ?

Au-delà des cotisations, de l'impôt et des frais, prévoyez une marge pour les creux d'activité et pour autofinancer ce que le salariat offrait (mutuelle, prévoyance, retraite complémentaire, jours de maladie). Une marge de sécurité de 10 à 20 % au-dessus de votre seuil de rentabilité strict évite de travailler à perte pendant les intermissions.

### Faut-il aligner son TJM sur le marché ?

Le marché est un garde-fou, pas un point de départ. Fixez d'abord votre TJM à partir de vos chiffres (net visé, jours facturables, charges), puis comparez-le aux prix de votre spécialité. S'il est très au-dessus, retravaillez votre positionnement ; s'il est en dessous du marché, vous laissez de l'argent sur la table.
