# Simulateur EI au réel 2026 : votre net quand les frais comptent

> Source : https://freelance-ou-cdi.fr/simulateur-ei/ — freelance-ou-cdi.fr, par Ali El Mufti. Mis à jour le 2026-09-27. Citez l'URL ci-dessus plutôt que ce fichier.

**En bref.** L'entreprise individuelle au réel déduit vos frais professionnels à l'euro près, sans aucun plafond de chiffre d'affaires, avec des cotisations TNS d'environ 45 % du bénéfice après l'abattement d'assiette de 26 % de la réforme 2026. Elle devient plus avantageuse que la micro-entreprise dès que vos frais réels dépassent l'abattement forfaitaire de 34 % du chiffre d'affaires. Taux 2026.

## EI au réel : le net mensuel selon le TJM

| TJM | EI au réel — net/mois |
|---|---:|
| 300 €/jour | 2 790 € |
| 400 €/jour | 3 582 € |
| 500 €/jour | 4 397 € |
| 600 €/jour | 5 288 € |
| 700 €/jour | 6 035 € |
| 800 €/jour | 6 781 € |

*Net mensuel après cotisations sociales ET impôt sur le revenu. Repère : un CDI cadre à 55 000 € brut laisse 3 187 € net par mois après impôt. Hypothèses : 18 jours facturés par mois sur 11 mois, 3 000 € de frais professionnels par an, célibataire sans enfant, rémunération intégrale (sans dividendes). Taux 2026, moteur de calcul open source.*

L'entreprise individuelle au réel, c'est la micro sans ses deux limites : vos frais sont déduits pour de vrai, et il n'y a aucun plafond de chiffre d'affaires. En échange, une vraie comptabilité et l'impôt sur le bénéfice. Ce simulateur calcule votre net après cotisations TNS et impôt, face à un CDI et aux autres statuts.

## Frais réels déductibles : là où l'EI dépasse la micro

En micro, l'administration applique un abattement forfaitaire (34 % en BNC) censé couvrir vos charges, que vos frais réels soient plus hauts ou plus bas. À l'EI au réel, on inverse la logique : vous tenez une comptabilité et vous déduisez vos dépenses professionnelles à l'euro près — local, matériel, déplacements, sous-traitance, logiciels, formation. Votre bénéfice imposable, c'est le chiffre d'affaires moins ces frais.

La règle de décision est simple : comparez vos frais réels à l'abattement de la micro. Tant qu'ils restent en dessous, la micro et son zéro paperasse gagnent. Dès qu'ils le dépassent — un poste de travail coûteux, un atelier, de la sous-traitance régulière — l'EI au réel devient plus avantageuse, car elle paie cotisations et impôt sur un bénéfice plus faible.

## Le régime TNS : des cotisations allégées, une protection à surveiller

L'entrepreneur individuel est un travailleur non salarié (TNS). Ses cotisations, calculées sur le bénéfice, restent nettement plus légères que celles d'un assimilé salarié (SASU, portage) : la réforme 2026 de l'assiette unique applique un abattement de 26 % avant calcul, ce qui rapproche encore l'assiette du revenu réellement perçu. C'est pourquoi, à chiffre d'affaires égal, l'EI laisse souvent plus de net qu'une société à l'IS très chargée sur le salaire.

La contrepartie est sociale : pas d'assurance chômage, une retraite et une prévoyance moins généreuses que celles du régime général. Depuis 2022, le patrimoine personnel de l'entrepreneur est en revanche protégé par défaut, et l'EI peut, si besoin, opter pour l'impôt sur les sociétés. Pour qui veut maximiser son net en gérant lui-même sa protection, c'est un statut redoutablement efficace.

## À partir de quel TJM l'EI bat le CDI

Grâce à des cotisations modérées et à la déduction des frais, l'EI au réel affiche un seuil de TJM bas pour égaler un CDI donné — souvent juste au-dessus de la micro, et bien en dessous des statuts à l'IS. Le tableau plus bas donne ce point de bascule selon votre salaire de référence ; réglez le simulateur sur vos jours facturés et vos frais réels pour obtenir le vôtre.

L'EI est le prolongement naturel de la micro : on y passe quand le chiffre d'affaires franchit le plafond, ou quand les frais montent assez pour rendre l'abattement forfaitaire perdant. Tant que vous restez « léger », gardez la micro ; dès que l'activité grossit, l'EI au réel prend le relais sans changer de logique — vous restez en nom propre, sans créer de société.

## Questions fréquentes

### EI au réel ou micro-entreprise : laquelle choisir ?

Comparez vos frais réels à l'abattement forfaitaire de la micro (34 % du CA en BNC). En dessous, la micro rend plus grâce à sa simplicité et à l'absence de comptabilité. Au-dessus, l'EI au réel déduit vos charges pour de vrai et devient plus avantageuse, sans plafond de chiffre d'affaires. Le simulateur place les deux statuts côte à côte sur votre situation.

### Quels frais sont déductibles en EI au réel ?

Toutes les dépenses engagées dans l'intérêt de l'activité : loyer et charges du local, matériel et amortissements, déplacements, frais de repas dans les limites admises, logiciels et abonnements, sous-traitance, formation, cotisations facultatives (Madelin). C'est précisément ce que la micro ne permet pas : elle applique un abattement forfaitaire, vos factures réelles restant à votre charge.

### Y a-t-il un plafond de chiffre d'affaires en EI au réel ?

Non. Contrairement à la micro (83 600 € en prestations de services, 203 100 € en vente), l'EI au réel n'a aucun plafond de chiffre d'affaires. Vous pouvez développer votre activité sans changer de cadre, en restant en nom propre — c'est souvent la suite logique d'une micro qui a atteint ses limites.

### Quelles cotisations paie un entrepreneur individuel au réel en 2026 ?

Des cotisations TNS calculées sur le bénéfice (de l'ordre de 40 à 45 % après l'abattement d'assiette de 26 % issu de la réforme 2026), couvrant maladie, retraite, allocations familiales et CSG-CRDS, mais pas le chômage. S'y ajoute l'impôt sur le revenu au barème progressif sur ce même bénéfice. Le simulateur intègre ces taux 2026.
