# Simulateur EURL 2026 : rémunération, dividendes et ce qu'il vous reste

> Source : https://freelance-ou-cdi.fr/simulateur-eurl/ — freelance-ou-cdi.fr, par Ali El Mufti. Mis à jour le 2026-09-27. Citez l'URL ci-dessus plutôt que ce fichier.

**En bref.** En EURL à l'impôt sur les sociétés, le gérant associé unique est travailleur non salarié : environ 45 % de cotisations sur sa rémunération, contre 75 à 80 % de charges pour un président de SASU. Sur le scénario de référence (TJM 550 €, tout en rémunération), l'EURL laisse 4 842 €/mois net contre 4 125 € en SASU. Mais seuls les dividendes sous 10 % du capital social profitent de la flat tax de 31,4 %.

## EURL : le net mensuel selon le TJM

| TJM | EURL — net/mois |
|---|---:|
| 300 €/jour | 2 790 € |
| 400 €/jour | 3 582 € |
| 500 €/jour | 4 397 € |
| 600 €/jour | 5 288 € |
| 700 €/jour | 6 035 € |
| 800 €/jour | 6 781 € |

*Net mensuel après cotisations sociales ET impôt sur le revenu. Repère : un CDI cadre à 55 000 € brut laisse 3 187 € net par mois après impôt. Hypothèses : 18 jours facturés par mois sur 11 mois, 3 000 € de frais professionnels par an, célibataire sans enfant, rémunération intégrale (sans dividendes). Taux 2026, moteur de calcul open source.*

L'EURL, c'est l'EI passée en société : responsabilité limitée, option pour l'impôt sur les sociétés, et possibilité de se verser des dividendes. Mais le gérant associé unique reste un travailleur non salarié — et les dividendes y obéissent à une règle bien particulière. Ce simulateur chiffre votre net réel selon le dosage rémunération / dividendes, face à un CDI.

## Gérant majoritaire = TNS : la facture sociale allégée

Contrairement au président de SASU, assimilé salarié, le gérant associé unique d'une EURL est un travailleur non salarié. Ses cotisations sur la rémunération sont bien plus basses (de l'ordre de 45 % du revenu, contre 75 à 80 % du net en SASU), pour une protection sociale plus modeste et, comme tout indépendant, sans assurance chômage. À rémunération égale, l'EURL laisse donc davantage de net que la SASU.

L'EURL relève par défaut de l'impôt sur le revenu, mais l'option pour l'impôt sur les sociétés est le choix courant dès qu'on veut piloter sa rémunération : c'est ce cas que modélise le simulateur. Le bénéfice non versé en salaire est alors taxé à l'IS (15 % jusqu'à 42 500 €, 25 % au-delà), puis conservé dans la société ou distribué en dividendes.

## Rémunération ou dividendes : l'arbitrage, et le piège des 10 %

Comme en SASU, vous arbitrez entre rémunération — qui ouvre des droits mais supporte les cotisations — et dividendes, prélevés sur le bénéfice après IS. Mais une règle change tout en EURL : seule la fraction de dividendes inférieure à 10 % du capital social profite de la flat tax de 31,4 %. Au-delà de ce seuil, les dividendes sont soumis aux cotisations sociales TNS, comme une rémunération.

Conséquence : la stratégie « petit salaire, gros dividendes » qui fonctionne en SASU est beaucoup moins efficace en EURL, sauf à doter la société d'un capital conséquent. Le panneau « Paramètres avancés » vous laisse régler la part de rémunération et le capital social pour voir, euro par euro, où se situe votre optimum — et constater l'effet du seuil des 10 %.

## EURL ou SASU : le vrai départage

Le choix se joue sur deux axes. Sur la rémunération, l'EURL gagne : les charges TNS sont bien plus légères que celles de l'assimilé salarié. Sur les dividendes, la SASU reprend l'avantage : ils échappent aux cotisations et restent à la flat tax, sans la barrière des 10 % du capital. Votre profil de versement décide donc du gagnant.

En pratique : si vous comptez vous verser l'essentiel en rémunération, l'EURL est souvent la plus rentable. Si votre stratégie repose sur les dividendes — ou si vous voulez cumuler avec l'ARE en début d'activité — la SASU prend le dessus. Le tableau de seuils plus bas situe le TJM à partir duquel l'EURL bat votre CDI ; comparez-le à celui de la SASU pour trancher sur vos chiffres.

## Questions fréquentes

### EURL ou SASU : quelle différence pour le revenu net ?

En EURL, le gérant est travailleur non salarié : cotisations légères (autour de 45 % du revenu), protection moindre, pas de chômage. En SASU, le président est assimilé salarié : meilleure couverture, charges bien plus lourdes sur le salaire, mais dividendes à la flat tax sans plafond. L'EURL l'emporte si vous vous versez surtout une rémunération ; la SASU si vous misez sur les dividendes.

### Comment sont taxés les dividendes d'une EURL ?

La part de dividendes inférieure à 10 % du capital social est soumise à la flat tax de 31,4 % (12,8 % d'IR + 18,6 % de prélèvements sociaux). Au-delà de ce seuil, les dividendes supportent les cotisations sociales TNS et l'impôt sur le revenu — et non la flat tax. C'est la grande différence avec la SASU, où tous les dividendes restent à la flat tax : en EURL, le capital social pèse directement sur votre optimisation.

### Le gérant d'une EURL a-t-il droit au chômage ?

Non. Comme tout travailleur non salarié, le gérant associé unique d'une EURL ne cotise pas à l'assurance chômage et n'ouvre aucun droit à l'ARE au titre de son mandat. Si la sécurité d'un filet est déterminante pour vous, le portage salarial est le seul statut indépendant qui ouvre droit au chômage.

### Quelles charges paie une EURL à l'IS en 2026 ?

Sur la rémunération du gérant : cotisations TNS (de l'ordre de 45 % après l'abattement d'assiette 2026). Sur le bénéfice : impôt sur les sociétés à 15 % jusqu'à 42 500 €, puis 25 %. Sur les dividendes : flat tax de 31,4 % sous 10 % du capital, cotisations TNS + IR au-delà. Le simulateur additionne ces couches pour donner votre net réel selon votre dosage.
