En bref
En EURL à l'impôt sur les sociétés, le gérant associé unique est travailleur non salarié : environ 45 % de cotisations sur sa rémunération, contre 75 à 80 % de charges pour un président de SASU. Sur le scénario de référence (TJM 550 €, tout en rémunération), l'EURL laisse 4 842 €/mois net contre 4 125 € en SASU. Mais seuls les dividendes sous 10 % du capital social profitent de la flat tax de 31,4 %.
▙ Votre activité
Tous les statuts freelance▙ Votre foyer fiscal
Tous les statuts| Chiffre d'affaires | +108 900 € |
| Cotisations sociales + CFP | −28 096 € |
| Impôt sur le revenu | −14 666 € |
| Frais professionnels (non déductibles) | −3 000 € |
| Net final | 63 138 € |
| Chiffre d'affaires | +108 900 € |
| Frais professionnels (déductibles) | −3 000 € |
| Cotisations sociales TNS | −31 769 € |
| Impôt sur le revenu | −16 025 € |
| Net final | 58 106 € |
| Chiffre d'affaires | +108 900 € |
| Frais professionnels (déductibles) | −3 000 € |
| Cotisations sociales TNS | −31 769 € |
| Impôt sur les sociétés | 0 € |
| Fiscalité des dividendes | 0 € |
| Impôt sur le revenu | −16 025 € |
| Net final | 58 106 € |
| Chiffre d'affaires | +108 900 € |
| Frais professionnels (déductibles) | −3 000 € |
| Cotisations (salariales + patronales) | −46 732 € |
| Impôt sur les sociétés | 0 € |
| Flat tax sur dividendes (31,4 %) | 0 € |
| Impôt sur le revenu | −9 670 € |
| Net final | 49 499 € |
| Chiffre d'affaires | +108 900 € |
| Frais de gestion (7 %) | −7 623 € |
| Frais professionnels | −3 000 € |
| Cotisations (salariales + patronales) | −45 072 € |
| Impôt sur le revenu | −8 000 € |
| Net final | 45 205 € |
| Coût total employeur | +78 100 € |
| Salaire brut | +55 000 € |
| Cotisations salariales | −11 470 € |
| Impôt sur le revenu (taux PAS ≈ 11,7 %) | −5 288 € |
| Net final | 38 242 € |
Gérant majoritaire = TNS : la facture sociale allégée
Contrairement au président de SASU, assimilé salarié, le gérant associé unique d'une EURL est un travailleur non salarié. Ses cotisations sur la rémunération sont bien plus basses (de l'ordre de 45 % du revenu, contre 75 à 80 % du net en SASU), pour une protection sociale plus modeste et, comme tout indépendant, sans assurance chômage. À rémunération égale, l'EURL laisse donc davantage de net que la SASU.
L'EURL relève par défaut de l'impôt sur le revenu, mais l'option pour l'impôt sur les sociétés est le choix courant dès qu'on veut piloter sa rémunération : c'est ce cas que modélise le simulateur. Le bénéfice non versé en salaire est alors taxé à l'IS (15 % jusqu'à 42 500 €, 25 % au-delà), puis conservé dans la société ou distribué en dividendes.
Rémunération ou dividendes : l'arbitrage, et le piège des 10 %
Comme en SASU, vous arbitrez entre rémunération — qui ouvre des droits mais supporte les cotisations — et dividendes, prélevés sur le bénéfice après IS. Mais une règle change tout en EURL : seule la fraction de dividendes inférieure à 10 % du capital social profite de la flat tax de 31,4 %. Au-delà de ce seuil, les dividendes sont soumis aux cotisations sociales TNS, comme une rémunération.
Conséquence : la stratégie « petit salaire, gros dividendes » qui fonctionne en SASU est beaucoup moins efficace en EURL, sauf à doter la société d'un capital conséquent. Le panneau « Paramètres avancés » vous laisse régler la part de rémunération et le capital social pour voir, euro par euro, où se situe votre optimum — et constater l'effet du seuil des 10 %.
EURL ou SASU : le vrai départage
Le choix se joue sur deux axes. Sur la rémunération, l'EURL gagne : les charges TNS sont bien plus légères que celles de l'assimilé salarié. Sur les dividendes, la SASU reprend l'avantage : ils échappent aux cotisations et restent à la flat tax, sans la barrière des 10 % du capital. Votre profil de versement décide donc du gagnant.
En pratique : si vous comptez vous verser l'essentiel en rémunération, l'EURL est souvent la plus rentable. Si votre stratégie repose sur les dividendes — ou si vous voulez cumuler avec l'ARE en début d'activité — la SASU prend le dessus. Le tableau de seuils plus bas situe le TJM à partir duquel l'EURL bat votre CDI ; comparez-le à celui de la SASU pour trancher sur vos chiffres.
EURL en graphiques
À partir de quel TJM EURL bat le CDI ?
Le TJM à partir duquel un freelance égale le revenu net d'un CDI dépend du salaire de référence et du statut. Face à un CDI cadre de 55 000 € brut (3 187 €/mois net après impôt), il faut facturer environ 355 € en EI ou EURL — à 18 jours facturés par mois sur 11 mois, 3 000 € de frais professionnels, célibataire sans enfant. Seuils calculés au taux 2026 par ce simulateur (moteur validé contre le calculateur officiel URSSAF).
| Brut CDI/an | Net CDI/mois | EI / EURL |
|---|---|---|
| 35 000 € | 2 193 € | 220 € |
| 40 000 € | 2 474 € | 255 € |
| 45 000 € | 2 712 € | 290 € |
| 50 000 € | 2 946 € | 320 € |
| 55 000 € | 3 187 € | 355 € |
| 60 000 € | 3 428 € | 380 € |
| 70 000 € | 3 909 € | 440 € |
| 80 000 € | 4 390 € | 500 € |
| 90 000 € | 4 871 € | 555 € |
| 100 000 € | 5 353 € | 610 € |
| 120 000 € | 6 273 € | 730 € |
Hypothèses : 18 jours facturés/mois × 11 mois, 3 000 € de frais pro/an, hors ACRE et versement libératoire. EI au réel et EURL donnent le même seuil tant que toute l'enveloppe est versée en rémunération ; l'EURL ne s'en écarte qu'avec une stratégie de dividendes. Comparaison à revenu net égal : à pondérer par les droits du CDI (chômage, congés payés, retraite).
EURL : forces & faiblesses
Société unipersonnelle, gérant TNS. Permet d'arbitrer entre rémunération (cotisations TNS) et dividendes, et de lisser son revenu.
- ▸Cotisations TNS modérées sur la rémunération
- ▸Pilotage du revenu imposable (rémunération vs réserves)
- ▸IS à 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice
- ▸Frais réels déductibles + TVA récupérable
- ▸Responsabilité limitée aux apports
- ▸Passage facile en SARL si association future
- ▸Dividendes > 10 % du capital soumis aux cotisations TNS
- ▸Comptabilité complète + dépôt des comptes (~1 500-2 500 €/an)
- ▸Cotisations minimales même sans rémunération
- ▸Formalités de création (statuts, annonce légale, ~400-800 €)
- ▸Pas d'assurance chômage
Le point de comparaison : salaire fixe, protection maximale, mais coût employeur ~1,42× le brut et revenu plafonné.
- ▸Sécurité de revenu + assurance chômage complète
- ▸Retraite, mutuelle, prévoyance financées en partie par l'employeur
- ▸Congés payés, RTT, tickets resto, intéressement…
- ▸Crédit immobilier le plus simple à obtenir
- ▸Aucune gestion administrative
- ▸Revenu plafonné : l'écart facturation/salaire part à l'employeur
- ▸Pas de déduction de frais (hors 10 % forfaitaires)
- ▸Moins de liberté (horaires, choix des missions)
- ▸Évolution salariale lente vs TJM du marché
Questions fréquentes
Sources officielles (taux 2026)
Taux et barèmes vérifiés le 3 juillet 2026.
▸ Méthodologie détaillée, sources officielles et limites du calcul
⚠ Simulation indicative : elle ne remplace pas un expert-comptable et ne modélise pas tous les cas particuliers. Les résultats sont comparés au moteur open source « modele-social » de l'URSSAF (écarts inférieurs à 2 %) ; ce site reste indépendant et sans lien avec l'administration. Aucune donnée n'est envoyée : tout est calculé dans votre navigateur.