En bref
Le président de SASU est assimilé salarié : 75 à 80 % de charges sur le salaire versé, en échange d'une protection sociale de cadre — mais sans assurance chômage. Son vrai levier est l'arbitrage salaire/dividendes, ces derniers étant taxés à la flat tax de 31,4 % après impôt sur les sociétés. Pour égaler un CDI à 55 000 € brut en rémunération intégrale, comptez environ 410 € par jour. Taux 2026.
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Tous les statuts freelance▙ Votre foyer fiscal
Tous les statuts| Chiffre d'affaires | +108 900 € |
| Cotisations sociales + CFP | −28 096 € |
| Impôt sur le revenu | −14 666 € |
| Frais professionnels (non déductibles) | −3 000 € |
| Net final | 63 138 € |
| Chiffre d'affaires | +108 900 € |
| Frais professionnels (déductibles) | −3 000 € |
| Cotisations sociales TNS | −31 769 € |
| Impôt sur le revenu | −16 025 € |
| Net final | 58 106 € |
| Chiffre d'affaires | +108 900 € |
| Frais professionnels (déductibles) | −3 000 € |
| Cotisations sociales TNS | −31 769 € |
| Impôt sur les sociétés | 0 € |
| Fiscalité des dividendes | 0 € |
| Impôt sur le revenu | −16 025 € |
| Net final | 58 106 € |
| Chiffre d'affaires | +108 900 € |
| Frais professionnels (déductibles) | −3 000 € |
| Cotisations (salariales + patronales) | −46 732 € |
| Impôt sur les sociétés | 0 € |
| Flat tax sur dividendes (31,4 %) | 0 € |
| Impôt sur le revenu | −9 670 € |
| Net final | 49 499 € |
| Chiffre d'affaires | +108 900 € |
| Frais de gestion (7 %) | −7 623 € |
| Frais professionnels | −3 000 € |
| Cotisations (salariales + patronales) | −45 072 € |
| Impôt sur le revenu | −8 000 € |
| Net final | 45 205 € |
| Coût total employeur | +78 100 € |
| Salaire brut | +55 000 € |
| Cotisations salariales | −11 470 € |
| Impôt sur le revenu (taux PAS ≈ 11,7 %) | −5 288 € |
| Net final | 38 242 € |
Assimilé salarié : la protection du salariat, sans le chômage
Le président de SASU est « assimilé salarié » : il relève du régime général, avec la même couverture maladie et retraite qu'un cadre — mais sans cotisation chômage, donc sans droit à l'ARE au titre de son mandat. En contrepartie de cette protection, les charges sur le salaire sont les plus lourdes de tous les statuts indépendants : compter de l'ordre de 75 à 80 % de cotisations sur le net versé.
Pris au pied de la lettre, ce chiffre fait fuir. Mais il ne raconte que la moitié de l'histoire : en SASU, vous n'êtes pas obligé de tout passer en salaire. C'est précisément cette liberté qui rend le statut intéressant pour qui sait s'en servir.
Le vrai levier : doser salaire et dividendes
Tout ce que vous ne vous versez pas en salaire reste un bénéfice, taxé à l'impôt sur les sociétés (15 % jusqu'à 42 500 € de profit, 25 % au-delà), puis distribuable en dividendes soumis à la flat tax de 31,4 %. Cet itinéraire évite les lourdes cotisations sociales du salaire : bien dosé, il améliore nettement le net pour un même chiffre d'affaires.
Le réglage optimal dépend de votre niveau de revenu et de vos besoins de trésorerie : trop de salaire et vous payez des cotisations à plein, trop de dividendes et vous renoncez à des droits sociaux et à l'abattement salarial. Le panneau « Paramètres avancés » du simulateur vous laisse faire varier la part de rémunération et lire l'effet, euro par euro, sur votre net final.
Pourquoi la SASU séduit en sortie de CDI
Un point souvent décisif : il est possible de cumuler les allocations chômage issues d'un CDI rompu avec une SASU qui ne se verse pas de salaire. Vous lancez l'activité, vous vous rémunérez en dividendes une fois les premiers résultats là, et l'ARE complète la transition — un montage que la micro-entreprise gère beaucoup moins bien.
La SASU prend tout son sens à partir d'un certain niveau de chiffre d'affaires, quand le gain de l'arbitrage dividendes dépasse le surcoût des charges et de la comptabilité. En dessous, la simplicité de la micro l'emporte presque toujours. Le tableau de seuils plus bas situe le point de bascule face à votre CDI.
SASU en graphiques
À partir de quel TJM SASU bat le CDI ?
Le TJM à partir duquel un freelance égale le revenu net d'un CDI dépend du salaire de référence et du statut. Face à un CDI cadre de 55 000 € brut (3 187 €/mois net après impôt), il faut facturer environ 410 € en SASU — à 18 jours facturés par mois sur 11 mois, 3 000 € de frais professionnels, célibataire sans enfant. Seuils calculés au taux 2026 par ce simulateur (moteur validé contre le calculateur officiel URSSAF).
| Brut CDI/an | Net CDI/mois | SASU |
|---|---|---|
| 35 000 € | 2 193 € | 265 € |
| 40 000 € | 2 474 € | 300 € |
| 45 000 € | 2 712 € | 335 € |
| 50 000 € | 2 946 € | 370 € |
| 55 000 € | 3 187 € | 410 € |
| 60 000 € | 3 428 € | 445 € |
| 70 000 € | 3 909 € | 515 € |
| 80 000 € | 4 390 € | 590 € |
| 90 000 € | 4 871 € | 660 € |
| 100 000 € | 5 353 € | 735 € |
| 120 000 € | 6 273 € | 880 € |
Hypothèses : 18 jours facturés/mois × 11 mois, 3 000 € de frais pro/an, hors ACRE et versement libératoire. Comparaison à revenu net égal : à pondérer par les droits du CDI (chômage, congés payés, retraite).
SASU : forces & faiblesses
Société unipersonnelle, président assimilé salarié. Charges élevées sur le salaire mais dividendes à la flat tax (31,4 % en 2026) sans cotisations.
- ▸Protection sociale du régime général (hors chômage)
- ▸Dividendes sans cotisations sociales : flat tax 31,4 % seulement
- ▸Aucune cotisation si aucune rémunération (utile avec l'ARE)
- ▸Image « société » crédible auprès des clients
- ▸Responsabilité limitée aux apports
- ▸Grande souplesse statutaire
- ▸Cotisations très élevées sur le salaire (~75-80 % du net)
- ▸Pas d'assurance chômage malgré le statut « assimilé salarié »
- ▸Fiche de paie mensuelle obligatoire si rémunération
- ▸Comptabilité complète + frais de structure
- ▸Dividendes versés une fois par an seulement (après clôture)
- ▸Retraite faible si rémunération faible + tout en dividendes
Le point de comparaison : salaire fixe, protection maximale, mais coût employeur ~1,42× le brut et revenu plafonné.
- ▸Sécurité de revenu + assurance chômage complète
- ▸Retraite, mutuelle, prévoyance financées en partie par l'employeur
- ▸Congés payés, RTT, tickets resto, intéressement…
- ▸Crédit immobilier le plus simple à obtenir
- ▸Aucune gestion administrative
- ▸Revenu plafonné : l'écart facturation/salaire part à l'employeur
- ▸Pas de déduction de frais (hors 10 % forfaitaires)
- ▸Moins de liberté (horaires, choix des missions)
- ▸Évolution salariale lente vs TJM du marché
Questions fréquentes
Sources officielles (taux 2026)
Taux et barèmes vérifiés le 3 juillet 2026.
▸ Méthodologie détaillée, sources officielles et limites du calcul
⚠ Simulation indicative : elle ne remplace pas un expert-comptable et ne modélise pas tous les cas particuliers. Les résultats sont comparés au moteur open source « modele-social » de l'URSSAF (écarts inférieurs à 2 %) ; ce site reste indépendant et sans lien avec l'administration. Aucune donnée n'est envoyée : tout est calculé dans votre navigateur.