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100 % gratuitTaux 2026

Portage salarial ou CDI : à partir de quel TJM ça vaut le coup ?

Le portage est la sortie de CDI la moins risquée : vous restez salarié, avec chômage et retraite — seul l'employeur change de nature. Mais ce confort se paie : pour égaler un CDI à 55 000 € brut (3 187 €/mois net après impôt), il faut facturer environ 455 €/jour, soit 90 090 € dans l'année. Ce simulateur calcule votre propre point de bascule.

En bref

Le portage est la sortie de CDI la moins risquée : vous restez salarié, avec assurance chômage et retraite du régime général. Mais pour égaler un CDI à 55 000 € brut (3 187 €/mois net après impôt), il faut facturer environ 455 € par jour, soit 90 090 € de chiffre d'affaires annuel — le seuil le plus élevé des cinq statuts freelance, parce que le portage porte la protection la plus complète.

Estimation avec vos paramètres — indicatif, pas un conseil
EI AU RÉEL (IR) : 4 842 €/mois net, soit +1 655 €/mois vs votre CDI
CDI de référence : 3 187 €/mois net après impôt — sans compter chômage, congés payés et retraite, à pondérer selon votre aversion au risque.

▙ Votre activité

Tous les statuts freelance
€/j
j
mois
CA annuel — 108 900 €

▙ Votre foyer fiscal

Tous les statuts
€/an
MICRO-ENTREPRISE✕ NON ACCESSIBLE
5 261 € net/mois
63 138 € net/an après impôt — 58 % du CA conservé
Chiffre d'affaires+108 900 €
Cotisations sociales + CFP−28 096 €
Impôt sur le revenu−14 666 €
Frais professionnels (non déductibles)−3 000 €
Net final63 138 €
⚠ CA (108900 €) > plafond micro de 83600 € : ce statut n'est pas accessible à ce niveau de revenu.
⚠ CA > 37500 € : TVA à facturer (sans impact sur le net si clients professionnels).
⚠ En micro, vos frais réels ne sont pas déductibles : l'abattement forfaitaire s'applique quoi qu'il arrive.
EI AU RÉEL (IR)★ MEILLEUR NET ESTIMÉ
4 842 € net/mois
58 106 € net/an après impôt — 53 % du CA conservé
Chiffre d'affaires+108 900 €
Frais professionnels (déductibles)−3 000 €
Cotisations sociales TNS−31 769 €
Impôt sur le revenu−16 025 €
Net final58 106 €
EURL (IS)#2
4 842 € net/mois
58 106 € net/an après impôt — 53 % du CA conservé
Chiffre d'affaires+108 900 €
Frais professionnels (déductibles)−3 000 €
Cotisations sociales TNS−31 769 €
Impôt sur les sociétés0 €
Fiscalité des dividendes0 €
Impôt sur le revenu−16 025 €
Net final58 106 €
SASU (IS)#3
4 125 € net/mois
49 499 € net/an après impôt — 45 % du CA conservé
Chiffre d'affaires+108 900 €
Frais professionnels (déductibles)−3 000 €
Cotisations (salariales + patronales)−46 732 €
Impôt sur les sociétés0 €
Flat tax sur dividendes (31,4 %)0 €
Impôt sur le revenu−9 670 €
Net final49 499 €
PORTAGE SALARIAL#4
3 767 € net/mois
45 205 € net/an après impôt — 42 % du CA conservé
Chiffre d'affaires+108 900 €
Frais de gestion (7 %)−7 623 €
Frais professionnels−3 000 €
Cotisations (salariales + patronales)−45 072 €
Impôt sur le revenu−8 000 €
Net final45 205 €
⚠ Le portage ouvre droit au chômage et à la retraite du régime général — un filet de sécurité que les autres statuts n'offrent pas.
CDI (CADRE)#5
3 187 € net/mois
38 242 € net/an après impôt — 49 % du coût employeur conservé
Coût total employeur+78 100 €
Salaire brut+55 000 €
Cotisations salariales−11 470 €
Impôt sur le revenu (taux PAS ≈ 11,7 %)−5 288 €
Net final38 242 €

Le portage garde presque tout du salariat

C'est la spécificité du portage face à tous les autres statuts freelance : vous signez un vrai contrat de travail. Assurance chômage (l'ARE s'ouvre en fin de mission), retraite complète du régime général, prévoyance, mutuelle, bulletins de salaire — un banquier ou un bailleur ne voit quasiment pas la différence avec votre CDI actuel. Aucune création d'entreprise, aucune comptabilité, aucune URSSAF à gérer.

Ce qui change : c'est vous qui trouvez les missions et négociez le tarif, et c'est votre chiffre d'affaires qui finance tout — les frais de gestion de la société de portage (5 à 10 %), puis les cotisations patronales ET salariales. En CDI, l'employeur paie sa part au-dessus de votre brut ; en portage, tout sort de votre enveloppe. D'où un besoin de facturation nettement supérieur au « salaire équivalent ».

Le TJM qu'il faut viser pour ne pas perdre

Sur le scénario de référence du simulateur (18 jours facturés par mois, 11 mois, 3 000 € de frais professionnels), égaler le net d'un CDI de cadre à 55 000 € brut exige un TJM d'environ 455 € — le seuil le plus élevé des cinq statuts freelance, précisément parce que le portage porte la protection la plus complète. Le tableau plus bas décline ce seuil pour chaque niveau de salaire, de 35 000 € à 120 000 € brut.

Deux curseurs pèsent autant que le TJM : les jours réellement facturés (18 par mois est déjà un bon taux d'occupation — les intermissions ne sont pas payées) et le douzième mois sans facturation qui remplace vos congés payés. Passez vos propres valeurs dans le simulateur avant de négocier : un TJM correct à 20 jours facturés devient perdant à 15.

Les vrais termes de l'arbitrage

Face à votre CDI, le portage n'apporte ni économie de charges ni magie fiscale — il rend même un peu moins à revenu facturé égal. Ce qu'il apporte : la liberté de choisir missions, clients et rythme, un tarif que VOUS négociez (et qui peut monter bien plus vite qu'un salaire), et la possibilité de tester l'indépendance sans brûler le filet du chômage. Ce qu'il retire : la stabilité d'un revenu garanti pendant les creux, les congés payés implicites, et les avantages annexes (participation, titres-restaurant, mutuelle familiale).

La bonne lecture n'est donc pas « portage contre CDI » mais « quel TJM transforme ma liberté en gain net ». Sous le seuil, vous payez votre indépendance ; au-dessus, elle vous paie. Et si votre TJM cible dépasse nettement le seuil, comparez aussi micro, EI et SASU : à protection moindre, elles rendent beaucoup plus — c'est tout l'objet de ce simulateur.

Comparaison visuelle

Net mensuel après impôt, par statut
Seuil de rentabilité TJM

À partir de quel TJM le freelance bat le CDI ?

Le TJM à partir duquel un freelance égale le revenu net d'un CDI dépend du salaire de référence et du statut. Face à un CDI cadre de 55 000 € brut (3 187 €/mois net après impôt), il faut facturer environ 320 €/jour en micro-entreprise, 355 € en EI ou EURL, 410 € en SASU et 455 € en portage salarial — à 18 jours facturés par mois sur 11 mois, 3 000 € de frais professionnels, célibataire sans enfant. Seuils calculés au taux 2026 par ce simulateur (moteur validé contre le calculateur officiel URSSAF).

TJM minimum, par statut, pour égaler le net après impôt d'un CDI, selon le brut annuel du CDI (taux 2026).
Brut CDI/anNet CDI/moisMicro (BNC)EI / EURLSASUPortage
35 000 €2 193 €210 €220 €265 €295 €
40 000 €2 474 €240 €255 €300 €335 €
45 000 €2 712 €265 €290 €335 €375 €
50 000 €2 946 €290 €320 €370 €415 €
55 000 €3 187 €320 €355 €410 €455 €
60 000 €3 428 €345 €380 €445 €495 €
70 000 €3 909 €400 €440 €515 €575 €
80 000 €4 390 €500 €590 €655 €
90 000 €4 871 €555 €660 €735 €
100 000 €5 353 €610 €735 €815 €
120 000 €6 273 €730 €880 €975 €

Hypothèses : 18 jours facturés/mois × 11 mois, 3 000 € de frais pro/an, micro en BNC (abattement 34 %), hors ACRE et versement libératoire. « — » = plafond de la micro-entreprise dépassé (CA > 83 600 €). EI au réel et EURL donnent le même seuil tant que toute l'enveloppe est versée en rémunération ; l'EURL ne s'en écarte qu'avec une stratégie de dividendes. Comparaison à revenu net égal : à pondérer par les droits du CDI (chômage, congés payés, retraite).

Statuts : forces & faiblesses

MICRO-ENTREPRISE

Régime ultra-simplifié : cotisations en % du CA, pas de comptabilité complexe. Plafonds 2026 : 83 600 € (services) / 203 100 € (vente).

+ Avantages
  • Création gratuite et en ligne en quelques minutes
  • Comptabilité réduite à un livre de recettes
  • Cotisations proportionnelles au CA : pas de CA = pas de charges
  • ACRE : cotisations réduites la première année
  • Versement libératoire possible (IR payé au fil de l'eau, taux fixe)
  • Franchise de TVA sous 37 500 € (services) / 85 000 € (vente)
− Inconvénients
  • Frais réels NON déductibles (abattement forfaitaire uniquement)
  • Plafond de CA limitant pour les TJM élevés
  • Pas d'assurance chômage
  • Retraite calculée sur une base réduite
  • Pas de récupération de TVA sur les achats (sous franchise)
  • Crédibilité parfois moindre auprès des grands comptes
→ Idéal pour démarrer, tester une activité, ou pour les CA < 70 k€ avec peu de frais.
ENTREPRISE INDIVIDUELLE AU RÉEL

Travailleur indépendant (TNS) imposé à l'IR sur son bénéfice réel. Depuis 2026, cotisations calculées sur une assiette unique (revenu − 26 %).

+ Avantages
  • Frais réels 100 % déductibles (matériel, déplacement, local…)
  • Pas de plafond de chiffre d'affaires
  • Cotisations TNS plus faibles qu'en assimilé salarié
  • Patrimoine personnel protégé par défaut depuis 2022
  • Pas de capital social, formalités réduites
  • Option possible pour l'IS sans changer de structure
− Inconvénients
  • Comptabilité réelle : expert-comptable quasi indispensable
  • Pas d'assurance chômage
  • Tout le bénéfice est imposé à l'IR, même non prélevé
  • Cotisations minimales dues même sans bénéfice
  • Protection sociale TNS moins couvrante (prévoyance à compléter)
→ Pour les indépendants avec des frais importants ou un CA au-dessus des plafonds micro.
EURL À L'IS

Société unipersonnelle, gérant TNS. Permet d'arbitrer entre rémunération (cotisations TNS) et dividendes, et de lisser son revenu.

+ Avantages
  • Cotisations TNS modérées sur la rémunération
  • Pilotage du revenu imposable (rémunération vs réserves)
  • IS à 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice
  • Frais réels déductibles + TVA récupérable
  • Responsabilité limitée aux apports
  • Passage facile en SARL si association future
− Inconvénients
  • Dividendes > 10 % du capital soumis aux cotisations TNS
  • Comptabilité complète + dépôt des comptes (~1 500-2 500 €/an)
  • Cotisations minimales même sans rémunération
  • Formalités de création (statuts, annonce légale, ~400-800 €)
  • Pas d'assurance chômage
→ Pour optimiser un revenu confortable en se versant l'essentiel en rémunération TNS.
SASU À L'IS

Société unipersonnelle, président assimilé salarié. Charges élevées sur le salaire mais dividendes à la flat tax (31,4 % en 2026) sans cotisations.

+ Avantages
  • Protection sociale du régime général (hors chômage)
  • Dividendes sans cotisations sociales : flat tax 31,4 % seulement
  • Aucune cotisation si aucune rémunération (utile avec l'ARE)
  • Image « société » crédible auprès des clients
  • Responsabilité limitée aux apports
  • Grande souplesse statutaire
− Inconvénients
  • Cotisations très élevées sur le salaire (~75-80 % du net)
  • Pas d'assurance chômage malgré le statut « assimilé salarié »
  • Fiche de paie mensuelle obligatoire si rémunération
  • Comptabilité complète + frais de structure
  • Dividendes versés une fois par an seulement (après clôture)
  • Retraite faible si rémunération faible + tout en dividendes
→ Pour les créateurs en cumul ARE, ou les hauts revenus qui privilégient les dividendes.
PORTAGE SALARIAL

Vous êtes salarié d'une société de portage qui facture vos clients. Frais de gestion de 5 à 10 % du CA, puis charges d'un salarié classique.

+ Avantages
  • Assurance chômage : le SEUL statut freelance qui y ouvre droit
  • Retraite, prévoyance et mutuelle du régime général
  • Zéro gestion : pas de société, pas de comptabilité
  • Crédit immobilier facilité (fiches de paie)
  • Frais professionnels remboursables hors cotisations
  • Démarrage et arrêt immédiats, sans formalités
− Inconvénients
  • Le net le plus faible : ~50 % du CA seulement
  • Frais de gestion (5-10 %) + double couche de charges
  • TJM minimum souvent exigé (~250-300 €/jour)
  • Dépendance à la société de portage
  • Pas de déduction d'investissements lourds
→ Pour sécuriser une transition vers le freelancing ou des missions ponctuelles sans risque.
CDI (RÉFÉRENCE)

Le point de comparaison : salaire fixe, protection maximale, mais coût employeur ~1,42× le brut et revenu plafonné.

+ Avantages
  • Sécurité de revenu + assurance chômage complète
  • Retraite, mutuelle, prévoyance financées en partie par l'employeur
  • Congés payés, RTT, tickets resto, intéressement…
  • Crédit immobilier le plus simple à obtenir
  • Aucune gestion administrative
− Inconvénients
  • Revenu plafonné : l'écart facturation/salaire part à l'employeur
  • Pas de déduction de frais (hors 10 % forfaitaires)
  • Moins de liberté (horaires, choix des missions)
  • Évolution salariale lente vs TJM du marché
→ La base de comparaison : votre TJM doit générer plus de net que votre CDI pour valoir le risque.

Questions fréquentes

Pour un CDI de cadre à 55 000 € brut par an (3 187 €/mois net après impôt), il faut environ 455 €/jour en portage salarial, à raison de 18 jours facturés par mois sur 11 mois — soit environ 90 090 € de chiffre d'affaires annuel. Le seuil varie quasi proportionnellement avec le salaire : le tableau du simulateur le donne pour chaque niveau de brut, et le calcul s'ajuste à vos jours facturés réels.

Sources officielles (taux 2026)

Taux et barèmes vérifiés le 3 juillet 2026.

⚠ Simulation indicative, à jour des principaux taux 2026 (barème IR sur revenus 2025, PFU 31,4 %, réforme de l'assiette TNS). Elle ne remplace pas un expert-comptable : CFE, plafonnement du quotient familial, réduction générale de cotisations, mutuelle obligatoire, prévoyance et cas particuliers ne sont pas tous modélisés. Les avantages salarié (titres-resto, transport, mutuelle) sont une estimation indicative, affichée à part et exclue du net comparé. Aucune donnée n'est envoyée : tout est calculé dans votre navigateur.

✓ Contrôle qualité : nos résultats sont comparés automatiquement au moteur de calcul open source « modele-social » qui équipe mon-entreprise.urssaf.fr (écarts inférieurs à 2 % sur les cas testés). Cette démarche est purement technique : ce site est indépendant et n'est ni édité, ni approuvé, ni soutenu par l'URSSAF ou toute autre administration.