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100 % gratuitTaux 2026

SASU ou EURL : quel statut vous laisse le plus de net en 2026 ?

C'est le duel classique du freelance qui passe en société — et la réponse dépend entièrement de la façon dont vous comptez vous payer. Sur le scénario de référence du simulateur (TJM 550 €, tout en rémunération), l'EURL laisse 4 842 €/mois net contre 4 125 € en SASU. Mais dès que les dividendes entrent en jeu, le match s'inverse. Ce comparatif chiffre les deux trajectoires sur VOS paramètres.

En bref

Sur le scénario de référence (TJM 550 €, tout en rémunération), l'EURL laisse 4 842 €/mois net contre 4 125 € en SASU : son gérant est TNS (environ 45 % de cotisations) quand le président de SASU est assimilé salarié (75 à 80 % de charges). La SASU reprend l'avantage dès qu'on se verse des dividendes — tous à la flat tax de 31,4 % sans plafond, alors qu'en EURL seuls ceux sous 10 % du capital en bénéficient.

Estimation avec vos paramètres — indicatif, pas un conseil
EI AU RÉEL (IR) : 4 842 €/mois net, soit +1 655 €/mois vs votre CDI
CDI de référence : 3 187 €/mois net après impôt — sans compter chômage, congés payés et retraite, à pondérer selon votre aversion au risque.

▙ Votre activité

Tous les statuts freelance
€/j
j
mois
CA annuel — 108 900 €

▙ Votre foyer fiscal

Tous les statuts
€/an
MICRO-ENTREPRISE✕ NON ACCESSIBLE
5 261 € net/mois
63 138 € net/an après impôt — 58 % du CA conservé
Chiffre d'affaires+108 900 €
Cotisations sociales + CFP−28 096 €
Impôt sur le revenu−14 666 €
Frais professionnels (non déductibles)−3 000 €
Net final63 138 €
⚠ CA (108900 €) > plafond micro de 83600 € : ce statut n'est pas accessible à ce niveau de revenu.
⚠ CA > 37500 € : TVA à facturer (sans impact sur le net si clients professionnels).
⚠ En micro, vos frais réels ne sont pas déductibles : l'abattement forfaitaire s'applique quoi qu'il arrive.
EI AU RÉEL (IR)★ MEILLEUR NET ESTIMÉ
4 842 € net/mois
58 106 € net/an après impôt — 53 % du CA conservé
Chiffre d'affaires+108 900 €
Frais professionnels (déductibles)−3 000 €
Cotisations sociales TNS−31 769 €
Impôt sur le revenu−16 025 €
Net final58 106 €
EURL (IS)#2
4 842 € net/mois
58 106 € net/an après impôt — 53 % du CA conservé
Chiffre d'affaires+108 900 €
Frais professionnels (déductibles)−3 000 €
Cotisations sociales TNS−31 769 €
Impôt sur les sociétés0 €
Fiscalité des dividendes0 €
Impôt sur le revenu−16 025 €
Net final58 106 €
SASU (IS)#3
4 125 € net/mois
49 499 € net/an après impôt — 45 % du CA conservé
Chiffre d'affaires+108 900 €
Frais professionnels (déductibles)−3 000 €
Cotisations (salariales + patronales)−46 732 €
Impôt sur les sociétés0 €
Flat tax sur dividendes (31,4 %)0 €
Impôt sur le revenu−9 670 €
Net final49 499 €
PORTAGE SALARIAL#4
3 767 € net/mois
45 205 € net/an après impôt — 42 % du CA conservé
Chiffre d'affaires+108 900 €
Frais de gestion (7 %)−7 623 €
Frais professionnels−3 000 €
Cotisations (salariales + patronales)−45 072 €
Impôt sur le revenu−8 000 €
Net final45 205 €
⚠ Le portage ouvre droit au chômage et à la retraite du régime général — un filet de sécurité que les autres statuts n'offrent pas.
CDI (CADRE)#5
3 187 € net/mois
38 242 € net/an après impôt — 49 % du coût employeur conservé
Coût total employeur+78 100 €
Salaire brut+55 000 €
Cotisations salariales−11 470 €
Impôt sur le revenu (taux PAS ≈ 11,7 %)−5 288 €
Net final38 242 €

Deux régimes sociaux, deux factures très différentes

Tout part du statut social du dirigeant. Le gérant associé unique d'EURL est travailleur non salarié : ses cotisations tournent autour de 45 % de sa rémunération, allégées encore par l'abattement d'assiette de 26 % de la réforme 2026. Le président de SASU est assimilé salarié : régime général complet, mais 75 à 80 % de charges sur le net versé — la facture sociale la plus lourde de tous les statuts.

La conséquence est mécanique : si vous transformez l'essentiel de votre chiffre d'affaires en rémunération, l'EURL gagne, et largement. Sur le scénario de référence (TJM 550 €, 18 jours facturés sur 11 mois, 100 % en rémunération), le simulateur donne 4 842 €/mois net en EURL contre 4 125 €/mois en SASU — un écart qui se creuse encore quand le chiffre d'affaires monte.

Dividendes : la règle qui inverse le match

La SASU a une carte que l'EURL n'a pas : tous ses dividendes restent à la flat tax de 31,4 %, sans limite. Un président de SASU peut se verser un salaire minimal pour ses droits sociaux et sortir le reste en dividendes après IS — l'itinéraire qui évite les grosses cotisations. En EURL, la même stratégie se heurte à un mur : au-delà de 10 % du capital social, les dividendes du gérant repassent aux cotisations TNS, comme une rémunération.

Autrement dit, l'optimisation « petit salaire, gros dividendes » est une stratégie SASU. En EURL, elle n'a de sens qu'avec un capital social important — rare quand on démarre. Le panneau « Paramètres avancés » du simulateur permet de faire varier la part de rémunération et le capital pour visualiser précisément où bascule votre situation.

Trancher : trois questions suffisent

Un : comment voulez-vous vous payer ? Essentiel en rémunération régulière → EURL. Minimum vital en salaire et le reste en dividendes annuels → SASU. Deux : touchez-vous l'ARE ? Le cumul allocations chômage + SASU sans salaire est un montage éprouvé en sortie de CDI ; l'EURL s'y prête moins bien car la rémunération du gérant, même faible, entame l'ARE. Trois : quelle protection sociale visez-vous ? L'assimilé salarié de la SASU cotise plus mais valide une meilleure retraite.

Le tableau de seuils plus bas donne, pour chaque salaire CDI de référence, le TJM à partir duquel chacun des deux statuts devient gagnant. Réglez ensuite le simulateur sur vos propres chiffres : c'est le dosage rémunération/dividendes — pas le statut en lui-même — qui fait l'écart final.

Comparaison visuelle

Net mensuel après impôt, par statut
Seuil de rentabilité TJM

À partir de quel TJM le freelance bat le CDI ?

Le TJM à partir duquel un freelance égale le revenu net d'un CDI dépend du salaire de référence et du statut. Face à un CDI cadre de 55 000 € brut (3 187 €/mois net après impôt), il faut facturer environ 320 €/jour en micro-entreprise, 355 € en EI ou EURL, 410 € en SASU et 455 € en portage salarial — à 18 jours facturés par mois sur 11 mois, 3 000 € de frais professionnels, célibataire sans enfant. Seuils calculés au taux 2026 par ce simulateur (moteur validé contre le calculateur officiel URSSAF).

TJM minimum, par statut, pour égaler le net après impôt d'un CDI, selon le brut annuel du CDI (taux 2026).
Brut CDI/anNet CDI/moisMicro (BNC)EI / EURLSASUPortage
35 000 €2 193 €210 €220 €265 €295 €
40 000 €2 474 €240 €255 €300 €335 €
45 000 €2 712 €265 €290 €335 €375 €
50 000 €2 946 €290 €320 €370 €415 €
55 000 €3 187 €320 €355 €410 €455 €
60 000 €3 428 €345 €380 €445 €495 €
70 000 €3 909 €400 €440 €515 €575 €
80 000 €4 390 €500 €590 €655 €
90 000 €4 871 €555 €660 €735 €
100 000 €5 353 €610 €735 €815 €
120 000 €6 273 €730 €880 €975 €

Hypothèses : 18 jours facturés/mois × 11 mois, 3 000 € de frais pro/an, micro en BNC (abattement 34 %), hors ACRE et versement libératoire. « — » = plafond de la micro-entreprise dépassé (CA > 83 600 €). EI au réel et EURL donnent le même seuil tant que toute l'enveloppe est versée en rémunération ; l'EURL ne s'en écarte qu'avec une stratégie de dividendes. Comparaison à revenu net égal : à pondérer par les droits du CDI (chômage, congés payés, retraite).

Statuts : forces & faiblesses

MICRO-ENTREPRISE

Régime ultra-simplifié : cotisations en % du CA, pas de comptabilité complexe. Plafonds 2026 : 83 600 € (services) / 203 100 € (vente).

+ Avantages
  • Création gratuite et en ligne en quelques minutes
  • Comptabilité réduite à un livre de recettes
  • Cotisations proportionnelles au CA : pas de CA = pas de charges
  • ACRE : cotisations réduites la première année
  • Versement libératoire possible (IR payé au fil de l'eau, taux fixe)
  • Franchise de TVA sous 37 500 € (services) / 85 000 € (vente)
− Inconvénients
  • Frais réels NON déductibles (abattement forfaitaire uniquement)
  • Plafond de CA limitant pour les TJM élevés
  • Pas d'assurance chômage
  • Retraite calculée sur une base réduite
  • Pas de récupération de TVA sur les achats (sous franchise)
  • Crédibilité parfois moindre auprès des grands comptes
→ Idéal pour démarrer, tester une activité, ou pour les CA < 70 k€ avec peu de frais.
ENTREPRISE INDIVIDUELLE AU RÉEL

Travailleur indépendant (TNS) imposé à l'IR sur son bénéfice réel. Depuis 2026, cotisations calculées sur une assiette unique (revenu − 26 %).

+ Avantages
  • Frais réels 100 % déductibles (matériel, déplacement, local…)
  • Pas de plafond de chiffre d'affaires
  • Cotisations TNS plus faibles qu'en assimilé salarié
  • Patrimoine personnel protégé par défaut depuis 2022
  • Pas de capital social, formalités réduites
  • Option possible pour l'IS sans changer de structure
− Inconvénients
  • Comptabilité réelle : expert-comptable quasi indispensable
  • Pas d'assurance chômage
  • Tout le bénéfice est imposé à l'IR, même non prélevé
  • Cotisations minimales dues même sans bénéfice
  • Protection sociale TNS moins couvrante (prévoyance à compléter)
→ Pour les indépendants avec des frais importants ou un CA au-dessus des plafonds micro.
EURL À L'IS

Société unipersonnelle, gérant TNS. Permet d'arbitrer entre rémunération (cotisations TNS) et dividendes, et de lisser son revenu.

+ Avantages
  • Cotisations TNS modérées sur la rémunération
  • Pilotage du revenu imposable (rémunération vs réserves)
  • IS à 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice
  • Frais réels déductibles + TVA récupérable
  • Responsabilité limitée aux apports
  • Passage facile en SARL si association future
− Inconvénients
  • Dividendes > 10 % du capital soumis aux cotisations TNS
  • Comptabilité complète + dépôt des comptes (~1 500-2 500 €/an)
  • Cotisations minimales même sans rémunération
  • Formalités de création (statuts, annonce légale, ~400-800 €)
  • Pas d'assurance chômage
→ Pour optimiser un revenu confortable en se versant l'essentiel en rémunération TNS.
SASU À L'IS

Société unipersonnelle, président assimilé salarié. Charges élevées sur le salaire mais dividendes à la flat tax (31,4 % en 2026) sans cotisations.

+ Avantages
  • Protection sociale du régime général (hors chômage)
  • Dividendes sans cotisations sociales : flat tax 31,4 % seulement
  • Aucune cotisation si aucune rémunération (utile avec l'ARE)
  • Image « société » crédible auprès des clients
  • Responsabilité limitée aux apports
  • Grande souplesse statutaire
− Inconvénients
  • Cotisations très élevées sur le salaire (~75-80 % du net)
  • Pas d'assurance chômage malgré le statut « assimilé salarié »
  • Fiche de paie mensuelle obligatoire si rémunération
  • Comptabilité complète + frais de structure
  • Dividendes versés une fois par an seulement (après clôture)
  • Retraite faible si rémunération faible + tout en dividendes
→ Pour les créateurs en cumul ARE, ou les hauts revenus qui privilégient les dividendes.
PORTAGE SALARIAL

Vous êtes salarié d'une société de portage qui facture vos clients. Frais de gestion de 5 à 10 % du CA, puis charges d'un salarié classique.

+ Avantages
  • Assurance chômage : le SEUL statut freelance qui y ouvre droit
  • Retraite, prévoyance et mutuelle du régime général
  • Zéro gestion : pas de société, pas de comptabilité
  • Crédit immobilier facilité (fiches de paie)
  • Frais professionnels remboursables hors cotisations
  • Démarrage et arrêt immédiats, sans formalités
− Inconvénients
  • Le net le plus faible : ~50 % du CA seulement
  • Frais de gestion (5-10 %) + double couche de charges
  • TJM minimum souvent exigé (~250-300 €/jour)
  • Dépendance à la société de portage
  • Pas de déduction d'investissements lourds
→ Pour sécuriser une transition vers le freelancing ou des missions ponctuelles sans risque.
CDI (RÉFÉRENCE)

Le point de comparaison : salaire fixe, protection maximale, mais coût employeur ~1,42× le brut et revenu plafonné.

+ Avantages
  • Sécurité de revenu + assurance chômage complète
  • Retraite, mutuelle, prévoyance financées en partie par l'employeur
  • Congés payés, RTT, tickets resto, intéressement…
  • Crédit immobilier le plus simple à obtenir
  • Aucune gestion administrative
− Inconvénients
  • Revenu plafonné : l'écart facturation/salaire part à l'employeur
  • Pas de déduction de frais (hors 10 % forfaitaires)
  • Moins de liberté (horaires, choix des missions)
  • Évolution salariale lente vs TJM du marché
→ La base de comparaison : votre TJM doit générer plus de net que votre CDI pour valoir le risque.

Questions fréquentes

L'EURL, nettement. Le gérant associé unique est travailleur non salarié : environ 45 % de cotisations sur sa rémunération (après l'abattement d'assiette de 26 % de la réforme 2026). Le président de SASU est assimilé salarié : 75 à 80 % de charges sur le net versé. À rémunération égale, l'EURL laisse donc plus de net — la SASU ne reprend l'avantage que par les dividendes, qui échappent aux cotisations.

Sources officielles (taux 2026)

Taux et barèmes vérifiés le 3 juillet 2026.

⚠ Simulation indicative, à jour des principaux taux 2026 (barème IR sur revenus 2025, PFU 31,4 %, réforme de l'assiette TNS). Elle ne remplace pas un expert-comptable : CFE, plafonnement du quotient familial, réduction générale de cotisations, mutuelle obligatoire, prévoyance et cas particuliers ne sont pas tous modélisés. Les avantages salarié (titres-resto, transport, mutuelle) sont une estimation indicative, affichée à part et exclue du net comparé. Aucune donnée n'est envoyée : tout est calculé dans votre navigateur.

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