En bref
Sur le scénario de référence (550 €/jour), l'EURL laisse 4 842 €/mois net contre 3 767 € en portage salarial : les cotisations TNS sont bien plus légères que celles du régime général, et l'EURL évite les frais de gestion de 5 à 10 %. Cet écart est le prix de la sécurité du portage — chômage, retraite complète, prévoyance et zéro gestion administrative.
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Tous les statuts| Chiffre d'affaires | +108 900 € |
| Cotisations sociales + CFP | −28 096 € |
| Impôt sur le revenu | −14 666 € |
| Frais professionnels (non déductibles) | −3 000 € |
| Net final | 63 138 € |
| Chiffre d'affaires | +108 900 € |
| Frais professionnels (déductibles) | −3 000 € |
| Cotisations sociales TNS | −31 769 € |
| Impôt sur le revenu | −16 025 € |
| Net final | 58 106 € |
| Chiffre d'affaires | +108 900 € |
| Frais professionnels (déductibles) | −3 000 € |
| Cotisations sociales TNS | −31 769 € |
| Impôt sur les sociétés | 0 € |
| Fiscalité des dividendes | 0 € |
| Impôt sur le revenu | −16 025 € |
| Net final | 58 106 € |
| Chiffre d'affaires | +108 900 € |
| Frais professionnels (déductibles) | −3 000 € |
| Cotisations (salariales + patronales) | −46 732 € |
| Impôt sur les sociétés | 0 € |
| Flat tax sur dividendes (31,4 %) | 0 € |
| Impôt sur le revenu | −9 670 € |
| Net final | 49 499 € |
| Chiffre d'affaires | +108 900 € |
| Frais de gestion (7 %) | −7 623 € |
| Frais professionnels | −3 000 € |
| Cotisations (salariales + patronales) | −45 072 € |
| Impôt sur le revenu | −8 000 € |
| Net final | 45 205 € |
| Coût total employeur | +78 100 € |
| Salaire brut | +55 000 € |
| Cotisations salariales | −11 470 € |
| Impôt sur le revenu (taux PAS ≈ 11,7 %) | −5 288 € |
| Net final | 38 242 € |
L'écart de net, et ce qu'il finance
En EURL à l'IS, le gérant est TNS : cotisations autour de 45 % du revenu, allégées par l'abattement d'assiette de 26 % de la réforme 2026, et frais réels déductibles. En portage, votre chiffre d'affaires supporte d'abord les frais de gestion de la société (5 à 10 %), puis les cotisations patronales ET salariales du régime général. D'où un net sensiblement plus bas : 3 767 € contre 4 842 €/mois sur le scénario de référence.
Cet écart n'est pas une perte sèche : il finance l'assurance chômage, une retraite complète et une prévoyance que l'EURL n'offre pas. La bonne lecture est « l'EURL rend plus de cash, le portage plus de droits ». À vous de dire ce que vaut, pour votre situation, ce filet de sécurité.
Gestion, engagement et réversibilité
Le portage, c'est zéro création, zéro comptabilité, zéro déclaration : idéal pour tester l'indépendance sans engagement, ou pour une mission ponctuelle entre deux postes. L'EURL demande de créer une société, de tenir des comptes et de gérer les formalités — un vrai investissement de temps et d'argent, justifié quand l'activité est installée.
Le portage est aussi le plus réversible : on entre et on sort sans dissoudre quoi que ce soit. Beaucoup de freelances l'utilisent comme rampe de lancement, puis créent une EURL (ou une SASU) une fois le chiffre d'affaires stabilisé et l'envie de piloter leur rémunération venue.
Qui devrait choisir quoi
Le portage s'impose si vous voulez conserver le confort du salariat : chômage, bulletins de paie « bankables » pour un crédit, aucune gestion, mission encadrée exigée par un grand compte. Vous acceptez de rendre moins de net en échange de cette tranquillité.
L'EURL s'impose si vous voulez maximiser votre revenu, déduire des frais réels importants et piloter rémunération et dividendes dans le temps. Sur les dividendes, gardez en tête la règle des 10 % du capital, qui limite l'optimisation en EURL. Le simulateur chiffre les deux nets à votre TJM pour objectiver l'arbitrage.
Portage salarial et EURL en graphiques
À partir de quel TJM Portage salarial et EURL bat le CDI ?
Le TJM à partir duquel un freelance égale le revenu net d'un CDI dépend du salaire de référence et du statut. Face à un CDI cadre de 55 000 € brut (3 187 €/mois net après impôt), il faut facturer environ 355 € en EI ou EURL et 455 € en portage salarial — à 18 jours facturés par mois sur 11 mois, 3 000 € de frais professionnels, célibataire sans enfant. Seuils calculés au taux 2026 par ce simulateur (moteur validé contre le calculateur officiel URSSAF).
| Brut CDI/an | Net CDI/mois | EI / EURL | Portage |
|---|---|---|---|
| 35 000 € | 2 193 € | 220 € | 295 € |
| 40 000 € | 2 474 € | 255 € | 335 € |
| 45 000 € | 2 712 € | 290 € | 375 € |
| 50 000 € | 2 946 € | 320 € | 415 € |
| 55 000 € | 3 187 € | 355 € | 455 € |
| 60 000 € | 3 428 € | 380 € | 495 € |
| 70 000 € | 3 909 € | 440 € | 575 € |
| 80 000 € | 4 390 € | 500 € | 655 € |
| 90 000 € | 4 871 € | 555 € | 735 € |
| 100 000 € | 5 353 € | 610 € | 815 € |
| 120 000 € | 6 273 € | 730 € | 975 € |
Hypothèses : 18 jours facturés/mois × 11 mois, 3 000 € de frais pro/an, hors ACRE et versement libératoire. EI au réel et EURL donnent le même seuil tant que toute l'enveloppe est versée en rémunération ; l'EURL ne s'en écarte qu'avec une stratégie de dividendes. Comparaison à revenu net égal : à pondérer par les droits du CDI (chômage, congés payés, retraite).
Portage salarial et EURL : forces & faiblesses
Société unipersonnelle, gérant TNS. Permet d'arbitrer entre rémunération (cotisations TNS) et dividendes, et de lisser son revenu.
- ▸Cotisations TNS modérées sur la rémunération
- ▸Pilotage du revenu imposable (rémunération vs réserves)
- ▸IS à 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice
- ▸Frais réels déductibles + TVA récupérable
- ▸Responsabilité limitée aux apports
- ▸Passage facile en SARL si association future
- ▸Dividendes > 10 % du capital soumis aux cotisations TNS
- ▸Comptabilité complète + dépôt des comptes (~1 500-2 500 €/an)
- ▸Cotisations minimales même sans rémunération
- ▸Formalités de création (statuts, annonce légale, ~400-800 €)
- ▸Pas d'assurance chômage
Vous êtes salarié d'une société de portage qui facture vos clients. Frais de gestion de 5 à 10 % du CA, puis charges d'un salarié classique.
- ▸Assurance chômage : le SEUL statut freelance qui y ouvre droit
- ▸Retraite, prévoyance et mutuelle du régime général
- ▸Zéro gestion : pas de société, pas de comptabilité
- ▸Crédit immobilier facilité (fiches de paie)
- ▸Frais professionnels remboursables hors cotisations
- ▸Démarrage et arrêt immédiats, sans formalités
- ▸Le net le plus faible : ~50 % du CA seulement
- ▸Frais de gestion (5-10 %) + double couche de charges
- ▸TJM minimum souvent exigé (~250-300 €/jour)
- ▸Dépendance à la société de portage
- ▸Pas de déduction d'investissements lourds
Le point de comparaison : salaire fixe, protection maximale, mais coût employeur ~1,42× le brut et revenu plafonné.
- ▸Sécurité de revenu + assurance chômage complète
- ▸Retraite, mutuelle, prévoyance financées en partie par l'employeur
- ▸Congés payés, RTT, tickets resto, intéressement…
- ▸Crédit immobilier le plus simple à obtenir
- ▸Aucune gestion administrative
- ▸Revenu plafonné : l'écart facturation/salaire part à l'employeur
- ▸Pas de déduction de frais (hors 10 % forfaitaires)
- ▸Moins de liberté (horaires, choix des missions)
- ▸Évolution salariale lente vs TJM du marché
Questions fréquentes
Sources officielles (taux 2026)
Taux et barèmes vérifiés le 3 juillet 2026.
▸ Méthodologie détaillée, sources officielles et limites du calcul
⚠ Simulation indicative : elle ne remplace pas un expert-comptable et ne modélise pas tous les cas particuliers. Les résultats sont comparés au moteur open source « modele-social » de l'URSSAF (écarts inférieurs à 2 %) ; ce site reste indépendant et sans lien avec l'administration. Aucune donnée n'est envoyée : tout est calculé dans votre navigateur.