En bref
Pour égaler un CDI cadre à 55 000 € brut (3 187 €/mois net après impôt), il faut facturer environ 320 € par jour en micro-entreprise, à 18 jours facturés par mois sur 11 mois. C'est le seuil le plus bas de tous les statuts. En contrepartie, la micro n'ouvre aucun droit au chômage et plafonne à 83 600 € de chiffre d'affaires en prestations.
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Tous les statuts| Chiffre d'affaires | +108 900 € |
| Cotisations sociales + CFP | −28 096 € |
| Impôt sur le revenu | −14 666 € |
| Frais professionnels (non déductibles) | −3 000 € |
| Net final | 63 138 € |
| Chiffre d'affaires | +108 900 € |
| Frais professionnels (déductibles) | −3 000 € |
| Cotisations sociales TNS | −31 769 € |
| Impôt sur le revenu | −16 025 € |
| Net final | 58 106 € |
| Chiffre d'affaires | +108 900 € |
| Frais professionnels (déductibles) | −3 000 € |
| Cotisations sociales TNS | −31 769 € |
| Impôt sur les sociétés | 0 € |
| Fiscalité des dividendes | 0 € |
| Impôt sur le revenu | −16 025 € |
| Net final | 58 106 € |
| Chiffre d'affaires | +108 900 € |
| Frais professionnels (déductibles) | −3 000 € |
| Cotisations (salariales + patronales) | −46 732 € |
| Impôt sur les sociétés | 0 € |
| Flat tax sur dividendes (31,4 %) | 0 € |
| Impôt sur le revenu | −9 670 € |
| Net final | 49 499 € |
| Chiffre d'affaires | +108 900 € |
| Frais de gestion (7 %) | −7 623 € |
| Frais professionnels | −3 000 € |
| Cotisations (salariales + patronales) | −45 072 € |
| Impôt sur le revenu | −8 000 € |
| Net final | 45 205 € |
| Coût total employeur | +78 100 € |
| Salaire brut | +55 000 € |
| Cotisations salariales | −11 470 € |
| Impôt sur le revenu (taux PAS ≈ 11,7 %) | −5 288 € |
| Net final | 38 242 € |
Le TJM qui remplace votre salaire
La micro affiche le seuil de TJM le plus bas de tous les statuts pour égaler un salaire donné, grâce à ses cotisations légères (environ 24,6 % du CA en BNC) et à l'abattement forfaitaire de 34 %. Pour un CDI cadre à 55 000 € brut, comptez environ 320 €/jour, à 18 jours facturés par mois sur 11 mois. Le tableau des seuils plus bas décline ce chiffre pour chaque niveau de salaire.
Attention au piège des jours facturés : 18 par mois est déjà un bon taux d'occupation, car prospection, intermission et congés ne se facturent pas. À 15 jours par mois, le TJM nécessaire grimpe d'environ 20 %. Réglez le simulateur sur votre rythme réel avant de vous fixer un objectif.
Ce que vous perdez en quittant le CDI
Un TJM « équivalent » ne remplace pas tout le CDI. Vous perdez l'assurance chômage (la micro n'y ouvre aucun droit), les congés payés, une retraite mieux garnie, et souvent des avantages annexes : mutuelle d'entreprise, titres-restaurant, participation. La micro ne protège pas non plus contre les impayés ni les creux d'activité.
Le plafond de 83 600 € de chiffre d'affaires en prestations est l'autre limite : au-delà, la micro n'est plus accessible et il faut basculer à l'EI au réel ou en société. La micro est donc idéale pour tester une activité ou compléter un revenu, moins pour remplacer durablement un haut salaire.
Comment décider sereinement
La bonne méthode : repérez votre net mensuel actuel après impôt, trouvez le TJM qui le reproduit en micro dans le tableau des seuils, puis ajoutez une marge de sécurité pour les intermissions et l'absence de chômage. Si votre TJM cible est nettement au-dessus du seuil, la micro est une évidence financière ; s'il est juste au-dessus, pesez la perte de sécurité.
Beaucoup profitent d'une rupture conventionnelle pour lancer leur micro avec l'ARE comme filet : le chômage cumule alors partiellement avec les premiers revenus, ce qui adoucit la transition. Le simulateur compare micro et CDI sur vos chiffres exacts — le point de départ le plus fiable avant de vous décider.
Comparaison visuelle
À partir de quel TJM le freelance bat le CDI ?
Le TJM à partir duquel un freelance égale le revenu net d'un CDI dépend du salaire de référence et du statut. Face à un CDI cadre de 55 000 € brut (3 187 €/mois net après impôt), il faut facturer environ 320 €/jour en micro-entreprise, 355 € en EI ou EURL, 410 € en SASU et 455 € en portage salarial — à 18 jours facturés par mois sur 11 mois, 3 000 € de frais professionnels, célibataire sans enfant. Seuils calculés au taux 2026 par ce simulateur (moteur validé contre le calculateur officiel URSSAF).
| Brut CDI/an | Net CDI/mois | Micro (BNC) | EI / EURL | SASU | Portage |
|---|---|---|---|---|---|
| 35 000 € | 2 193 € | 210 € | 220 € | 265 € | 295 € |
| 40 000 € | 2 474 € | 240 € | 255 € | 300 € | 335 € |
| 45 000 € | 2 712 € | 265 € | 290 € | 335 € | 375 € |
| 50 000 € | 2 946 € | 290 € | 320 € | 370 € | 415 € |
| 55 000 € | 3 187 € | 320 € | 355 € | 410 € | 455 € |
| 60 000 € | 3 428 € | 345 € | 380 € | 445 € | 495 € |
| 70 000 € | 3 909 € | 400 € | 440 € | 515 € | 575 € |
| 80 000 € | 4 390 € | — | 500 € | 590 € | 655 € |
| 90 000 € | 4 871 € | — | 555 € | 660 € | 735 € |
| 100 000 € | 5 353 € | — | 610 € | 735 € | 815 € |
| 120 000 € | 6 273 € | — | 730 € | 880 € | 975 € |
Hypothèses : 18 jours facturés/mois × 11 mois, 3 000 € de frais pro/an, micro en BNC (abattement 34 %), hors ACRE et versement libératoire. « — » = plafond de la micro-entreprise dépassé (CA > 83 600 €). EI au réel et EURL donnent le même seuil tant que toute l'enveloppe est versée en rémunération ; l'EURL ne s'en écarte qu'avec une stratégie de dividendes. Comparaison à revenu net égal : à pondérer par les droits du CDI (chômage, congés payés, retraite).
Statuts : forces & faiblesses
Régime ultra-simplifié : cotisations en % du CA, pas de comptabilité complexe. Plafonds 2026 : 83 600 € (services) / 203 100 € (vente).
- ▸Création gratuite et en ligne en quelques minutes
- ▸Comptabilité réduite à un livre de recettes
- ▸Cotisations proportionnelles au CA : pas de CA = pas de charges
- ▸ACRE : cotisations réduites la première année
- ▸Versement libératoire possible (IR payé au fil de l'eau, taux fixe)
- ▸Franchise de TVA sous 37 500 € (services) / 85 000 € (vente)
- ▸Frais réels NON déductibles (abattement forfaitaire uniquement)
- ▸Plafond de CA limitant pour les TJM élevés
- ▸Pas d'assurance chômage
- ▸Retraite calculée sur une base réduite
- ▸Pas de récupération de TVA sur les achats (sous franchise)
- ▸Crédibilité parfois moindre auprès des grands comptes
Travailleur indépendant (TNS) imposé à l'IR sur son bénéfice réel. Depuis 2026, cotisations calculées sur une assiette unique (revenu − 26 %).
- ▸Frais réels 100 % déductibles (matériel, déplacement, local…)
- ▸Pas de plafond de chiffre d'affaires
- ▸Cotisations TNS plus faibles qu'en assimilé salarié
- ▸Patrimoine personnel protégé par défaut depuis 2022
- ▸Pas de capital social, formalités réduites
- ▸Option possible pour l'IS sans changer de structure
- ▸Comptabilité réelle : expert-comptable quasi indispensable
- ▸Pas d'assurance chômage
- ▸Tout le bénéfice est imposé à l'IR, même non prélevé
- ▸Cotisations minimales dues même sans bénéfice
- ▸Protection sociale TNS moins couvrante (prévoyance à compléter)
Société unipersonnelle, gérant TNS. Permet d'arbitrer entre rémunération (cotisations TNS) et dividendes, et de lisser son revenu.
- ▸Cotisations TNS modérées sur la rémunération
- ▸Pilotage du revenu imposable (rémunération vs réserves)
- ▸IS à 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice
- ▸Frais réels déductibles + TVA récupérable
- ▸Responsabilité limitée aux apports
- ▸Passage facile en SARL si association future
- ▸Dividendes > 10 % du capital soumis aux cotisations TNS
- ▸Comptabilité complète + dépôt des comptes (~1 500-2 500 €/an)
- ▸Cotisations minimales même sans rémunération
- ▸Formalités de création (statuts, annonce légale, ~400-800 €)
- ▸Pas d'assurance chômage
Société unipersonnelle, président assimilé salarié. Charges élevées sur le salaire mais dividendes à la flat tax (31,4 % en 2026) sans cotisations.
- ▸Protection sociale du régime général (hors chômage)
- ▸Dividendes sans cotisations sociales : flat tax 31,4 % seulement
- ▸Aucune cotisation si aucune rémunération (utile avec l'ARE)
- ▸Image « société » crédible auprès des clients
- ▸Responsabilité limitée aux apports
- ▸Grande souplesse statutaire
- ▸Cotisations très élevées sur le salaire (~75-80 % du net)
- ▸Pas d'assurance chômage malgré le statut « assimilé salarié »
- ▸Fiche de paie mensuelle obligatoire si rémunération
- ▸Comptabilité complète + frais de structure
- ▸Dividendes versés une fois par an seulement (après clôture)
- ▸Retraite faible si rémunération faible + tout en dividendes
Vous êtes salarié d'une société de portage qui facture vos clients. Frais de gestion de 5 à 10 % du CA, puis charges d'un salarié classique.
- ▸Assurance chômage : le SEUL statut freelance qui y ouvre droit
- ▸Retraite, prévoyance et mutuelle du régime général
- ▸Zéro gestion : pas de société, pas de comptabilité
- ▸Crédit immobilier facilité (fiches de paie)
- ▸Frais professionnels remboursables hors cotisations
- ▸Démarrage et arrêt immédiats, sans formalités
- ▸Le net le plus faible : ~50 % du CA seulement
- ▸Frais de gestion (5-10 %) + double couche de charges
- ▸TJM minimum souvent exigé (~250-300 €/jour)
- ▸Dépendance à la société de portage
- ▸Pas de déduction d'investissements lourds
Le point de comparaison : salaire fixe, protection maximale, mais coût employeur ~1,42× le brut et revenu plafonné.
- ▸Sécurité de revenu + assurance chômage complète
- ▸Retraite, mutuelle, prévoyance financées en partie par l'employeur
- ▸Congés payés, RTT, tickets resto, intéressement…
- ▸Crédit immobilier le plus simple à obtenir
- ▸Aucune gestion administrative
- ▸Revenu plafonné : l'écart facturation/salaire part à l'employeur
- ▸Pas de déduction de frais (hors 10 % forfaitaires)
- ▸Moins de liberté (horaires, choix des missions)
- ▸Évolution salariale lente vs TJM du marché
Questions fréquentes
Sources officielles (taux 2026)
Taux et barèmes vérifiés le 3 juillet 2026.
- ▸ economie.gouv.fr — cotisations micro-entreprise
- ▸ economie.gouv.fr — barème de l'impôt sur le revenu
- ▸ service-public.fr — évolution du PFU (flat tax 31,4 %)
- ▸ urssaf.fr — réforme de l'assiette des indépendants
- ▸ service-public.fr — impôt sur les sociétés
- ▸ service-public.fr — régime fiscal micro
- ▸ CCI Paris IdF — charges sociales au 1ᵉʳ janvier 2026
⚠ Simulation indicative, à jour des principaux taux 2026 (barème IR sur revenus 2025, PFU 31,4 %, réforme de l'assiette TNS). Elle ne remplace pas un expert-comptable : CFE, plafonnement du quotient familial, réduction générale de cotisations, mutuelle obligatoire, prévoyance et cas particuliers ne sont pas tous modélisés. Les avantages salarié (titres-resto, transport, mutuelle) sont une estimation indicative, affichée à part et exclue du net comparé. Aucune donnée n'est envoyée : tout est calculé dans votre navigateur.
✓ Contrôle qualité : nos résultats sont comparés automatiquement au moteur de calcul open source « modele-social » qui équipe mon-entreprise.urssaf.fr (écarts inférieurs à 2 % sur les cas testés). Cette démarche est purement technique : ce site est indépendant et n'est ni édité, ni approuvé, ni soutenu par l'URSSAF ou toute autre administration.