En bref
À rémunération intégrale, l'EI au réel laisse nettement plus de net que la SASU : 4 842 €/mois contre 4 125 € sur le scénario de référence (550 €/jour), grâce à des cotisations TNS d'environ 45 % contre 75 à 80 % de charges en assimilé salarié. La SASU compense par l'arbitrage salaire/dividendes, une meilleure protection sociale et le cumul avec l'ARE en sortie de CDI.
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Tous les statuts| Chiffre d'affaires | +108 900 € |
| Cotisations sociales + CFP | −28 096 € |
| Impôt sur le revenu | −14 666 € |
| Frais professionnels (non déductibles) | −3 000 € |
| Net final | 63 138 € |
| Chiffre d'affaires | +108 900 € |
| Frais professionnels (déductibles) | −3 000 € |
| Cotisations sociales TNS | −31 769 € |
| Impôt sur le revenu | −16 025 € |
| Net final | 58 106 € |
| Chiffre d'affaires | +108 900 € |
| Frais professionnels (déductibles) | −3 000 € |
| Cotisations sociales TNS | −31 769 € |
| Impôt sur les sociétés | 0 € |
| Fiscalité des dividendes | 0 € |
| Impôt sur le revenu | −16 025 € |
| Net final | 58 106 € |
| Chiffre d'affaires | +108 900 € |
| Frais professionnels (déductibles) | −3 000 € |
| Cotisations (salariales + patronales) | −46 732 € |
| Impôt sur les sociétés | 0 € |
| Flat tax sur dividendes (31,4 %) | 0 € |
| Impôt sur le revenu | −9 670 € |
| Net final | 49 499 € |
| Chiffre d'affaires | +108 900 € |
| Frais de gestion (7 %) | −7 623 € |
| Frais professionnels | −3 000 € |
| Cotisations (salariales + patronales) | −45 072 € |
| Impôt sur le revenu | −8 000 € |
| Net final | 45 205 € |
| Coût total employeur | +78 100 € |
| Salaire brut | +55 000 € |
| Cotisations salariales | −11 470 € |
| Impôt sur le revenu (taux PAS ≈ 11,7 %) | −5 288 € |
| Net final | 38 242 € |
TNS contre assimilé salarié : la facture sociale
L'entrepreneur individuel au réel cotise en TNS : de l'ordre de 45 % de son bénéfice après l'abattement d'assiette de 26 % de la réforme 2026, pour une protection maladie et retraite plus modeste. Le président de SASU est assimilé salarié : couverture du régime général (hors chômage), mais 75 à 80 % de charges sur le net versé — la facture la plus lourde de tous les statuts.
À rémunération intégrale, l'écart est net : 4 842 € contre 4 125 €/mois sur le scénario de référence. C'est logique — l'EI ne finance qu'une protection réduite, la SASU une protection de cadre. La question n'est donc pas « qui paie le moins » mais « ce que ces cotisations vous achètent, et si vous en avez besoin ».
Le levier dividendes, réservé à la SASU
La SASU a une carte que l'EI n'a pas : au lieu de tout passer en salaire chargé, son président peut se verser un salaire modéré et sortir le reste du bénéfice en dividendes, taxés à la flat tax de 31,4 % après impôt sur les sociétés, sans limite. Bien dosé, ce montage rapproche, voire dépasse, le net d'une EI à haut niveau de revenu.
L'EI, imposée à l'IR sur la totalité de son bénéfice, n'a pas ce levier : tout est soumis aux cotisations TNS et au barème. Son avantage tient à sa simplicité et à des charges intrinsèquement plus basses ; celui de la SASU, à la flexibilité de l'arbitrage salaire/dividendes et à une meilleure couverture.
Chômage, ARE et sortie de CDI
Un critère tranche souvent le débat en sortie de CDI : la SASU permet un président sans salaire qui conserve 100 % de son ARE et se rémunère en dividendes une fois les résultats là. L'EI, dont le bénéfice est un revenu d'activité, réduit l'allocation dès le premier euro dégagé. Si vous comptez sur le chômage comme filet de lancement, la SASU offre le montage le plus favorable.
À l'inverse, l'indépendant aguerri qui maximise son net sans besoin d'ARE ni de protection étendue trouvera souvent l'EI plus rentable et bien plus simple. Le simulateur met les deux nets face à face sur votre TJM ; ajoutez mentalement la valeur du chômage et de la retraite pour arbitrer.
EI au réel et SASU en graphiques
À partir de quel TJM EI au réel et SASU bat le CDI ?
Le TJM à partir duquel un freelance égale le revenu net d'un CDI dépend du salaire de référence et du statut. Face à un CDI cadre de 55 000 € brut (3 187 €/mois net après impôt), il faut facturer environ 355 € en EI ou EURL et 410 € en SASU — à 18 jours facturés par mois sur 11 mois, 3 000 € de frais professionnels, célibataire sans enfant. Seuils calculés au taux 2026 par ce simulateur (moteur validé contre le calculateur officiel URSSAF).
| Brut CDI/an | Net CDI/mois | EI / EURL | SASU |
|---|---|---|---|
| 35 000 € | 2 193 € | 220 € | 265 € |
| 40 000 € | 2 474 € | 255 € | 300 € |
| 45 000 € | 2 712 € | 290 € | 335 € |
| 50 000 € | 2 946 € | 320 € | 370 € |
| 55 000 € | 3 187 € | 355 € | 410 € |
| 60 000 € | 3 428 € | 380 € | 445 € |
| 70 000 € | 3 909 € | 440 € | 515 € |
| 80 000 € | 4 390 € | 500 € | 590 € |
| 90 000 € | 4 871 € | 555 € | 660 € |
| 100 000 € | 5 353 € | 610 € | 735 € |
| 120 000 € | 6 273 € | 730 € | 880 € |
Hypothèses : 18 jours facturés/mois × 11 mois, 3 000 € de frais pro/an, hors ACRE et versement libératoire. EI au réel et EURL donnent le même seuil tant que toute l'enveloppe est versée en rémunération ; l'EURL ne s'en écarte qu'avec une stratégie de dividendes. Comparaison à revenu net égal : à pondérer par les droits du CDI (chômage, congés payés, retraite).
EI au réel et SASU : forces & faiblesses
Travailleur indépendant (TNS) imposé à l'IR sur son bénéfice réel. Depuis 2026, cotisations calculées sur une assiette unique (revenu − 26 %).
- ▸Frais réels 100 % déductibles (matériel, déplacement, local…)
- ▸Pas de plafond de chiffre d'affaires
- ▸Cotisations TNS plus faibles qu'en assimilé salarié
- ▸Patrimoine personnel protégé par défaut depuis 2022
- ▸Pas de capital social, formalités réduites
- ▸Option possible pour l'IS sans changer de structure
- ▸Comptabilité réelle : expert-comptable quasi indispensable
- ▸Pas d'assurance chômage
- ▸Tout le bénéfice est imposé à l'IR, même non prélevé
- ▸Cotisations minimales dues même sans bénéfice
- ▸Protection sociale TNS moins couvrante (prévoyance à compléter)
Société unipersonnelle, président assimilé salarié. Charges élevées sur le salaire mais dividendes à la flat tax (31,4 % en 2026) sans cotisations.
- ▸Protection sociale du régime général (hors chômage)
- ▸Dividendes sans cotisations sociales : flat tax 31,4 % seulement
- ▸Aucune cotisation si aucune rémunération (utile avec l'ARE)
- ▸Image « société » crédible auprès des clients
- ▸Responsabilité limitée aux apports
- ▸Grande souplesse statutaire
- ▸Cotisations très élevées sur le salaire (~75-80 % du net)
- ▸Pas d'assurance chômage malgré le statut « assimilé salarié »
- ▸Fiche de paie mensuelle obligatoire si rémunération
- ▸Comptabilité complète + frais de structure
- ▸Dividendes versés une fois par an seulement (après clôture)
- ▸Retraite faible si rémunération faible + tout en dividendes
Le point de comparaison : salaire fixe, protection maximale, mais coût employeur ~1,42× le brut et revenu plafonné.
- ▸Sécurité de revenu + assurance chômage complète
- ▸Retraite, mutuelle, prévoyance financées en partie par l'employeur
- ▸Congés payés, RTT, tickets resto, intéressement…
- ▸Crédit immobilier le plus simple à obtenir
- ▸Aucune gestion administrative
- ▸Revenu plafonné : l'écart facturation/salaire part à l'employeur
- ▸Pas de déduction de frais (hors 10 % forfaitaires)
- ▸Moins de liberté (horaires, choix des missions)
- ▸Évolution salariale lente vs TJM du marché
Questions fréquentes
Sources officielles (taux 2026)
Taux et barèmes vérifiés le 3 juillet 2026.
▸ Méthodologie détaillée, sources officielles et limites du calcul
⚠ Simulation indicative : elle ne remplace pas un expert-comptable et ne modélise pas tous les cas particuliers. Les résultats sont comparés au moteur open source « modele-social » de l'URSSAF (écarts inférieurs à 2 %) ; ce site reste indépendant et sans lien avec l'administration. Aucune donnée n'est envoyée : tout est calculé dans votre navigateur.