En bref
Portage et SASU relèvent tous deux du régime général, mais seul le portage cotise à l'assurance chômage. À chiffre d'affaires égal, la SASU laisse plus de net — 4 125 €/mois contre 3 767 € en portage sur le scénario de référence (550 €/jour) — car elle évite les frais de gestion de 5 à 10 % et permet l'arbitrage salaire/dividendes.
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Tous les statuts| Chiffre d'affaires | +108 900 € |
| Cotisations sociales + CFP | −28 096 € |
| Impôt sur le revenu | −14 666 € |
| Frais professionnels (non déductibles) | −3 000 € |
| Net final | 63 138 € |
| Chiffre d'affaires | +108 900 € |
| Frais professionnels (déductibles) | −3 000 € |
| Cotisations sociales TNS | −31 769 € |
| Impôt sur le revenu | −16 025 € |
| Net final | 58 106 € |
| Chiffre d'affaires | +108 900 € |
| Frais professionnels (déductibles) | −3 000 € |
| Cotisations sociales TNS | −31 769 € |
| Impôt sur les sociétés | 0 € |
| Fiscalité des dividendes | 0 € |
| Impôt sur le revenu | −16 025 € |
| Net final | 58 106 € |
| Chiffre d'affaires | +108 900 € |
| Frais professionnels (déductibles) | −3 000 € |
| Cotisations (salariales + patronales) | −46 732 € |
| Impôt sur les sociétés | 0 € |
| Flat tax sur dividendes (31,4 %) | 0 € |
| Impôt sur le revenu | −9 670 € |
| Net final | 49 499 € |
| Chiffre d'affaires | +108 900 € |
| Frais de gestion (7 %) | −7 623 € |
| Frais professionnels | −3 000 € |
| Cotisations (salariales + patronales) | −45 072 € |
| Impôt sur le revenu | −8 000 € |
| Net final | 45 205 € |
| Coût total employeur | +78 100 € |
| Salaire brut | +55 000 € |
| Cotisations salariales | −11 470 € |
| Impôt sur le revenu (taux PAS ≈ 11,7 %) | −5 288 € |
| Net final | 38 242 € |
Ce que le portage a et que la SASU n'a pas : le chômage
Le salarié porté cotise à l'assurance chômage : à la fin d'une mission, il peut ouvrir des droits à l'ARE comme n'importe quel salarié. Le président de SASU, lui, ne cotise pas au chômage au titre de son mandat — c'est l'exception notable du statut « assimilé salarié ». Pour qui veut un vrai filet en cas de creux d'activité, le portage a un avantage que la SASU ne rattrapera jamais.
Le portage supprime aussi toute la gestion : pas de société à créer, pas de comptabilité, pas de déclarations. La société de portage facture, encaisse, établit votre bulletin de paie. En échange, elle prélève des frais de gestion (5 à 10 %) qui s'ajoutent aux cotisations — d'où un net inférieur à chiffre d'affaires égal.
Ce que la SASU a et que le portage n'a pas : le pilotage
La SASU vous rend maître de tout : vous choisissez la part de salaire et la part de dividendes, déduisez vos frais réels, capitalisez du bénéfice à l'IS. C'est ce qui explique qu'à haut niveau de revenu, une SASU bien pilotée laisse nettement plus que le portage, dont le net est « subi » une fois les frais de gestion et les cotisations complètes déduits.
Le montage SASU + ARE est d'ailleurs redoutable en sortie de CDI : président sans salaire, chômage maintenu à 100 %, dividendes quand les résultats arrivent. Le portage, lui, génère de nouveaux droits au chômage mais ne permet pas ce cumul optimisé — c'est un salaire, qui vient en déduction de l'allocation.
Le bon choix selon votre horizon
Choisissez le portage pour la tranquillité : transition depuis un CDI, missions ponctuelles, besoin de bulletins de salaire pour un crédit immobilier, ou simplement refus de gérer une société. Vous perdez en net ce que vous gagnez en sérénité et en droits.
Choisissez la SASU pour la performance : activité installée, chiffre d'affaires élevé, volonté d'optimiser via les dividendes ou de cumuler avec l'ARE. Beaucoup de freelances commencent en portage puis créent une SASU une fois l'activité stabilisée — le simulateur vous montre ce que chaque statut vaut à votre TJM.
Comparaison visuelle
À partir de quel TJM le freelance bat le CDI ?
Le TJM à partir duquel un freelance égale le revenu net d'un CDI dépend du salaire de référence et du statut. Face à un CDI cadre de 55 000 € brut (3 187 €/mois net après impôt), il faut facturer environ 320 €/jour en micro-entreprise, 355 € en EI ou EURL, 410 € en SASU et 455 € en portage salarial — à 18 jours facturés par mois sur 11 mois, 3 000 € de frais professionnels, célibataire sans enfant. Seuils calculés au taux 2026 par ce simulateur (moteur validé contre le calculateur officiel URSSAF).
| Brut CDI/an | Net CDI/mois | Micro (BNC) | EI / EURL | SASU | Portage |
|---|---|---|---|---|---|
| 35 000 € | 2 193 € | 210 € | 220 € | 265 € | 295 € |
| 40 000 € | 2 474 € | 240 € | 255 € | 300 € | 335 € |
| 45 000 € | 2 712 € | 265 € | 290 € | 335 € | 375 € |
| 50 000 € | 2 946 € | 290 € | 320 € | 370 € | 415 € |
| 55 000 € | 3 187 € | 320 € | 355 € | 410 € | 455 € |
| 60 000 € | 3 428 € | 345 € | 380 € | 445 € | 495 € |
| 70 000 € | 3 909 € | 400 € | 440 € | 515 € | 575 € |
| 80 000 € | 4 390 € | — | 500 € | 590 € | 655 € |
| 90 000 € | 4 871 € | — | 555 € | 660 € | 735 € |
| 100 000 € | 5 353 € | — | 610 € | 735 € | 815 € |
| 120 000 € | 6 273 € | — | 730 € | 880 € | 975 € |
Hypothèses : 18 jours facturés/mois × 11 mois, 3 000 € de frais pro/an, micro en BNC (abattement 34 %), hors ACRE et versement libératoire. « — » = plafond de la micro-entreprise dépassé (CA > 83 600 €). EI au réel et EURL donnent le même seuil tant que toute l'enveloppe est versée en rémunération ; l'EURL ne s'en écarte qu'avec une stratégie de dividendes. Comparaison à revenu net égal : à pondérer par les droits du CDI (chômage, congés payés, retraite).
Statuts : forces & faiblesses
Régime ultra-simplifié : cotisations en % du CA, pas de comptabilité complexe. Plafonds 2026 : 83 600 € (services) / 203 100 € (vente).
- ▸Création gratuite et en ligne en quelques minutes
- ▸Comptabilité réduite à un livre de recettes
- ▸Cotisations proportionnelles au CA : pas de CA = pas de charges
- ▸ACRE : cotisations réduites la première année
- ▸Versement libératoire possible (IR payé au fil de l'eau, taux fixe)
- ▸Franchise de TVA sous 37 500 € (services) / 85 000 € (vente)
- ▸Frais réels NON déductibles (abattement forfaitaire uniquement)
- ▸Plafond de CA limitant pour les TJM élevés
- ▸Pas d'assurance chômage
- ▸Retraite calculée sur une base réduite
- ▸Pas de récupération de TVA sur les achats (sous franchise)
- ▸Crédibilité parfois moindre auprès des grands comptes
Travailleur indépendant (TNS) imposé à l'IR sur son bénéfice réel. Depuis 2026, cotisations calculées sur une assiette unique (revenu − 26 %).
- ▸Frais réels 100 % déductibles (matériel, déplacement, local…)
- ▸Pas de plafond de chiffre d'affaires
- ▸Cotisations TNS plus faibles qu'en assimilé salarié
- ▸Patrimoine personnel protégé par défaut depuis 2022
- ▸Pas de capital social, formalités réduites
- ▸Option possible pour l'IS sans changer de structure
- ▸Comptabilité réelle : expert-comptable quasi indispensable
- ▸Pas d'assurance chômage
- ▸Tout le bénéfice est imposé à l'IR, même non prélevé
- ▸Cotisations minimales dues même sans bénéfice
- ▸Protection sociale TNS moins couvrante (prévoyance à compléter)
Société unipersonnelle, gérant TNS. Permet d'arbitrer entre rémunération (cotisations TNS) et dividendes, et de lisser son revenu.
- ▸Cotisations TNS modérées sur la rémunération
- ▸Pilotage du revenu imposable (rémunération vs réserves)
- ▸IS à 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice
- ▸Frais réels déductibles + TVA récupérable
- ▸Responsabilité limitée aux apports
- ▸Passage facile en SARL si association future
- ▸Dividendes > 10 % du capital soumis aux cotisations TNS
- ▸Comptabilité complète + dépôt des comptes (~1 500-2 500 €/an)
- ▸Cotisations minimales même sans rémunération
- ▸Formalités de création (statuts, annonce légale, ~400-800 €)
- ▸Pas d'assurance chômage
Société unipersonnelle, président assimilé salarié. Charges élevées sur le salaire mais dividendes à la flat tax (31,4 % en 2026) sans cotisations.
- ▸Protection sociale du régime général (hors chômage)
- ▸Dividendes sans cotisations sociales : flat tax 31,4 % seulement
- ▸Aucune cotisation si aucune rémunération (utile avec l'ARE)
- ▸Image « société » crédible auprès des clients
- ▸Responsabilité limitée aux apports
- ▸Grande souplesse statutaire
- ▸Cotisations très élevées sur le salaire (~75-80 % du net)
- ▸Pas d'assurance chômage malgré le statut « assimilé salarié »
- ▸Fiche de paie mensuelle obligatoire si rémunération
- ▸Comptabilité complète + frais de structure
- ▸Dividendes versés une fois par an seulement (après clôture)
- ▸Retraite faible si rémunération faible + tout en dividendes
Vous êtes salarié d'une société de portage qui facture vos clients. Frais de gestion de 5 à 10 % du CA, puis charges d'un salarié classique.
- ▸Assurance chômage : le SEUL statut freelance qui y ouvre droit
- ▸Retraite, prévoyance et mutuelle du régime général
- ▸Zéro gestion : pas de société, pas de comptabilité
- ▸Crédit immobilier facilité (fiches de paie)
- ▸Frais professionnels remboursables hors cotisations
- ▸Démarrage et arrêt immédiats, sans formalités
- ▸Le net le plus faible : ~50 % du CA seulement
- ▸Frais de gestion (5-10 %) + double couche de charges
- ▸TJM minimum souvent exigé (~250-300 €/jour)
- ▸Dépendance à la société de portage
- ▸Pas de déduction d'investissements lourds
Le point de comparaison : salaire fixe, protection maximale, mais coût employeur ~1,42× le brut et revenu plafonné.
- ▸Sécurité de revenu + assurance chômage complète
- ▸Retraite, mutuelle, prévoyance financées en partie par l'employeur
- ▸Congés payés, RTT, tickets resto, intéressement…
- ▸Crédit immobilier le plus simple à obtenir
- ▸Aucune gestion administrative
- ▸Revenu plafonné : l'écart facturation/salaire part à l'employeur
- ▸Pas de déduction de frais (hors 10 % forfaitaires)
- ▸Moins de liberté (horaires, choix des missions)
- ▸Évolution salariale lente vs TJM du marché
Questions fréquentes
Sources officielles (taux 2026)
Taux et barèmes vérifiés le 3 juillet 2026.
- ▸ economie.gouv.fr — cotisations micro-entreprise
- ▸ economie.gouv.fr — barème de l'impôt sur le revenu
- ▸ service-public.fr — évolution du PFU (flat tax 31,4 %)
- ▸ urssaf.fr — réforme de l'assiette des indépendants
- ▸ service-public.fr — impôt sur les sociétés
- ▸ service-public.fr — régime fiscal micro
- ▸ CCI Paris IdF — charges sociales au 1ᵉʳ janvier 2026
⚠ Simulation indicative, à jour des principaux taux 2026 (barème IR sur revenus 2025, PFU 31,4 %, réforme de l'assiette TNS). Elle ne remplace pas un expert-comptable : CFE, plafonnement du quotient familial, réduction générale de cotisations, mutuelle obligatoire, prévoyance et cas particuliers ne sont pas tous modélisés. Les avantages salarié (titres-resto, transport, mutuelle) sont une estimation indicative, affichée à part et exclue du net comparé. Aucune donnée n'est envoyée : tout est calculé dans votre navigateur.
✓ Contrôle qualité : nos résultats sont comparés automatiquement au moteur de calcul open source « modele-social » qui équipe mon-entreprise.urssaf.fr (écarts inférieurs à 2 % sur les cas testés). Cette démarche est purement technique : ce site est indépendant et n'est ni édité, ni approuvé, ni soutenu par l'URSSAF ou toute autre administration.