En bref
EI au réel et EURL relèvent du même régime social TNS, avec des cotisations comparables : la vraie différence est fiscale. L'EI est à l'impôt sur le revenu — tout le bénéfice est imposé chaque année ; l'EURL peut opter pour l'impôt sur les sociétés et ne soumettre à l'IR que ce que vous prélevez réellement. Sur le scénario de référence (550 €/jour), l'EI laisse 4 842 €/mois net contre 4 842 € en EURL.
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Tous les statuts freelance▙ Votre foyer fiscal
Tous les statuts| Chiffre d'affaires | +108 900 € |
| Cotisations sociales + CFP | −28 096 € |
| Impôt sur le revenu | −14 666 € |
| Frais professionnels (non déductibles) | −3 000 € |
| Net final | 63 138 € |
| Chiffre d'affaires | +108 900 € |
| Frais professionnels (déductibles) | −3 000 € |
| Cotisations sociales TNS | −31 769 € |
| Impôt sur le revenu | −16 025 € |
| Net final | 58 106 € |
| Chiffre d'affaires | +108 900 € |
| Frais professionnels (déductibles) | −3 000 € |
| Cotisations sociales TNS | −31 769 € |
| Impôt sur les sociétés | 0 € |
| Fiscalité des dividendes | 0 € |
| Impôt sur le revenu | −16 025 € |
| Net final | 58 106 € |
| Chiffre d'affaires | +108 900 € |
| Frais professionnels (déductibles) | −3 000 € |
| Cotisations (salariales + patronales) | −46 732 € |
| Impôt sur les sociétés | 0 € |
| Flat tax sur dividendes (31,4 %) | 0 € |
| Impôt sur le revenu | −9 670 € |
| Net final | 49 499 € |
| Chiffre d'affaires | +108 900 € |
| Frais de gestion (7 %) | −7 623 € |
| Frais professionnels | −3 000 € |
| Cotisations (salariales + patronales) | −45 072 € |
| Impôt sur le revenu | −8 000 € |
| Net final | 45 205 € |
| Coût total employeur | +78 100 € |
| Salaire brut | +55 000 € |
| Cotisations salariales | −11 470 € |
| Impôt sur le revenu (taux PAS ≈ 11,7 %) | −5 288 € |
| Net final | 38 242 € |
Même régime social, deux enveloppes fiscales
À l'EI comme à l'EURL, le dirigeant est travailleur non salarié : les cotisations sociales, autour de 45 % du revenu après l'abattement d'assiette de 26 % de la réforme 2026, sont du même ordre. La bascule se fait sur l'impôt. L'EI est par défaut à l'impôt sur le revenu : tout le bénéfice est imposé à votre barème, que vous le preniez ou non. L'EURL peut opter pour l'impôt sur les sociétés et ne soumettre à l'IR que ce que vous vous versez réellement.
Cette option IS est le cœur de l'intérêt de l'EURL : le bénéfice non prélevé est taxé à l'IS (15 % jusqu'à 42 500 €, 25 % au-delà) et peut rester dans la société ou être distribué en dividendes. À l'EI à l'IR, aucune mise en réserve possible — le résultat est imposé intégralement chaque année, à votre tranche marginale.
Responsabilité, dividendes et le piège des 10 %
L'EURL, en tant que société, sépare nettement votre patrimoine de celui de l'entreprise et accueille facilement un futur associé ou une transformation en SASU. L'EI, elle, protège aussi votre patrimoine personnel depuis 2022, mais reste une structure « en nom propre » sans capital ni parts sociales.
Côté dividendes, l'EURL bute sur la même limite que face à la SASU : seule la part inférieure à 10 % du capital social bénéficie de la flat tax de 31,4 % ; au-delà, elle repasse aux cotisations TNS. Avec un capital modeste, la stratégie dividendes rapporte donc peu — ce qui rapproche l'EURL de l'EI pour qui se verse surtout une rémunération.
Quand l'EURL vaut son surcoût
L'EURL coûte plus cher à créer et à tenir (statuts, comptabilité, formalités). Ce surcoût se justifie quand vous voulez lisser votre rémunération dans le temps, capitaliser des bénéfices à l'IS plutôt que de tout imposer à l'IR, ou préparer l'entrée d'associés. Pour un indépendant qui veut simplement déduire ses frais et se verser son bénéfice, l'EI au réel fait le même travail sans la structure.
En résumé : l'EI si vous privilégiez la simplicité et vous versez l'essentiel de votre bénéfice ; l'EURL si l'option IS et la mise en réserve ont une valeur pour vous. Le simulateur compare les deux nets sur votre TJM ; au-delà du net immédiat, pesez la souplesse de l'IS que seule l'EURL apporte.
EI au réel et EURL en graphiques
À partir de quel TJM EI au réel et EURL bat le CDI ?
Le TJM à partir duquel un freelance égale le revenu net d'un CDI dépend du salaire de référence et du statut. Face à un CDI cadre de 55 000 € brut (3 187 €/mois net après impôt), il faut facturer environ 355 € en EI ou EURL — à 18 jours facturés par mois sur 11 mois, 3 000 € de frais professionnels, célibataire sans enfant. Seuils calculés au taux 2026 par ce simulateur (moteur validé contre le calculateur officiel URSSAF).
| Brut CDI/an | Net CDI/mois | EI / EURL |
|---|---|---|
| 35 000 € | 2 193 € | 220 € |
| 40 000 € | 2 474 € | 255 € |
| 45 000 € | 2 712 € | 290 € |
| 50 000 € | 2 946 € | 320 € |
| 55 000 € | 3 187 € | 355 € |
| 60 000 € | 3 428 € | 380 € |
| 70 000 € | 3 909 € | 440 € |
| 80 000 € | 4 390 € | 500 € |
| 90 000 € | 4 871 € | 555 € |
| 100 000 € | 5 353 € | 610 € |
| 120 000 € | 6 273 € | 730 € |
Hypothèses : 18 jours facturés/mois × 11 mois, 3 000 € de frais pro/an, hors ACRE et versement libératoire. EI au réel et EURL donnent le même seuil tant que toute l'enveloppe est versée en rémunération ; l'EURL ne s'en écarte qu'avec une stratégie de dividendes. Comparaison à revenu net égal : à pondérer par les droits du CDI (chômage, congés payés, retraite).
EI au réel et EURL : forces & faiblesses
Travailleur indépendant (TNS) imposé à l'IR sur son bénéfice réel. Depuis 2026, cotisations calculées sur une assiette unique (revenu − 26 %).
- ▸Frais réels 100 % déductibles (matériel, déplacement, local…)
- ▸Pas de plafond de chiffre d'affaires
- ▸Cotisations TNS plus faibles qu'en assimilé salarié
- ▸Patrimoine personnel protégé par défaut depuis 2022
- ▸Pas de capital social, formalités réduites
- ▸Option possible pour l'IS sans changer de structure
- ▸Comptabilité réelle : expert-comptable quasi indispensable
- ▸Pas d'assurance chômage
- ▸Tout le bénéfice est imposé à l'IR, même non prélevé
- ▸Cotisations minimales dues même sans bénéfice
- ▸Protection sociale TNS moins couvrante (prévoyance à compléter)
Société unipersonnelle, gérant TNS. Permet d'arbitrer entre rémunération (cotisations TNS) et dividendes, et de lisser son revenu.
- ▸Cotisations TNS modérées sur la rémunération
- ▸Pilotage du revenu imposable (rémunération vs réserves)
- ▸IS à 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice
- ▸Frais réels déductibles + TVA récupérable
- ▸Responsabilité limitée aux apports
- ▸Passage facile en SARL si association future
- ▸Dividendes > 10 % du capital soumis aux cotisations TNS
- ▸Comptabilité complète + dépôt des comptes (~1 500-2 500 €/an)
- ▸Cotisations minimales même sans rémunération
- ▸Formalités de création (statuts, annonce légale, ~400-800 €)
- ▸Pas d'assurance chômage
Le point de comparaison : salaire fixe, protection maximale, mais coût employeur ~1,42× le brut et revenu plafonné.
- ▸Sécurité de revenu + assurance chômage complète
- ▸Retraite, mutuelle, prévoyance financées en partie par l'employeur
- ▸Congés payés, RTT, tickets resto, intéressement…
- ▸Crédit immobilier le plus simple à obtenir
- ▸Aucune gestion administrative
- ▸Revenu plafonné : l'écart facturation/salaire part à l'employeur
- ▸Pas de déduction de frais (hors 10 % forfaitaires)
- ▸Moins de liberté (horaires, choix des missions)
- ▸Évolution salariale lente vs TJM du marché
Questions fréquentes
Sources officielles (taux 2026)
Taux et barèmes vérifiés le 3 juillet 2026.
▸ Méthodologie détaillée, sources officielles et limites du calcul
⚠ Simulation indicative : elle ne remplace pas un expert-comptable et ne modélise pas tous les cas particuliers. Les résultats sont comparés au moteur open source « modele-social » de l'URSSAF (écarts inférieurs à 2 %) ; ce site reste indépendant et sans lien avec l'administration. Aucune donnée n'est envoyée : tout est calculé dans votre navigateur.