En bref
Pour fixer son TJM, partez du net mensuel visé, annualisez-le, puis ajoutez les cotisations de votre statut, l'impôt et vos frais professionnels pour obtenir le chiffre d'affaires nécessaire. Divisez-le par les jours réellement facturables — environ 198 par an (18 jours par mois sur 11 mois), pas 220 jours ouvrés. Selon le statut, il ne reste que 40 à 60 % du TJM en net disponible.
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Tous les statuts| Chiffre d'affaires | +108 900 € |
| Cotisations sociales + CFP | −28 096 € |
| Impôt sur le revenu | −14 666 € |
| Frais professionnels (non déductibles) | −3 000 € |
| Net final | 63 138 € |
| Chiffre d'affaires | +108 900 € |
| Frais professionnels (déductibles) | −3 000 € |
| Cotisations sociales TNS | −31 769 € |
| Impôt sur le revenu | −16 025 € |
| Net final | 58 106 € |
| Chiffre d'affaires | +108 900 € |
| Frais professionnels (déductibles) | −3 000 € |
| Cotisations sociales TNS | −31 769 € |
| Impôt sur les sociétés | 0 € |
| Fiscalité des dividendes | 0 € |
| Impôt sur le revenu | −16 025 € |
| Net final | 58 106 € |
| Chiffre d'affaires | +108 900 € |
| Frais professionnels (déductibles) | −3 000 € |
| Cotisations (salariales + patronales) | −46 732 € |
| Impôt sur les sociétés | 0 € |
| Flat tax sur dividendes (31,4 %) | 0 € |
| Impôt sur le revenu | −9 670 € |
| Net final | 49 499 € |
| Chiffre d'affaires | +108 900 € |
| Frais de gestion (7 %) | −7 623 € |
| Frais professionnels | −3 000 € |
| Cotisations (salariales + patronales) | −45 072 € |
| Impôt sur le revenu | −8 000 € |
| Net final | 45 205 € |
| Coût total employeur | +78 100 € |
| Salaire brut | +55 000 € |
| Cotisations salariales | −11 470 € |
| Impôt sur le revenu (taux PAS ≈ 11,7 %) | −5 288 € |
| Net final | 38 242 € |
Partir du net que vous visez, pas du marché
Commencez par le revenu net mensuel que vous voulez toucher après impôt. Multipliez-le par douze, puis remontez le fil à l'envers : ce net doit rester une fois payés les cotisations sociales de votre statut, l'impôt sur le revenu et vos frais professionnels. C'est exactement ce que fait le simulateur ci-dessus, qui vous donne le TJM correspondant statut par statut.
Le marché n'intervient qu'ensuite, comme garde-fou : si votre TJM calculé est très au-dessus des prix pratiqués dans votre spécialité, il faudra soit réduire votre train de vie cible, soit monter en compétence ou en positionnement. Mais partir du marché d'abord, c'est risquer de caler son tarif sous son seuil de rentabilité sans s'en apercevoir.
Compter les jours réellement facturables
L'erreur la plus fréquente est de diviser son objectif annuel par 220 jours ouvrés. En réalité, un freelance facture rarement plus de 18 jours par mois sur 11 mois, soit environ 198 jours par an : le reste part en prospection, en administratif, en intermission entre deux missions, en formation et en congés — tout ce temps non facturé que le salaire couvrait implicitement.
Cette différence est énorme : passer de 220 à 198 jours facturés augmente mécaniquement le TJM nécessaire d'environ 10 %, et viser 15 jours par mois plutôt que 18 le renchérit encore de 20 %. Réglez le curseur « jours facturés » du simulateur sur une hypothèse prudente : mieux vaut un TJM un peu haut et des semaines pleines qu'un TJM juste et des trous non anticipés.
Ajouter les charges, les frais et une vraie marge
Le TJM est un prix de vente hors taxes, pas un salaire journalier. Il doit financer les cotisations sociales (de 24,6 % du chiffre d'affaires en micro BNC à 75-80 % de charges sur le salaire en SASU), l'impôt, vos frais professionnels (matériel, logiciels, assurance, comptable) et une marge de sécurité pour les creux. Selon le statut, il ne reste au final qu'entre 40 et 60 % du TJM en net disponible.
Ajoutez enfin ce que le salariat vous offrait gratuitement et que vous devez désormais autofinancer : mutuelle, prévoyance, retraite complémentaire, jours de maladie. Un TJM correctement fixé intègre ces coûts invisibles — c'est la différence entre un tarif qui « paraît » élevé et un tarif qui vous laisse réellement mieux qu'un CDI.
Comparaison visuelle
À partir de quel TJM le freelance bat le CDI ?
Le TJM à partir duquel un freelance égale le revenu net d'un CDI dépend du salaire de référence et du statut. Face à un CDI cadre de 55 000 € brut (3 187 €/mois net après impôt), il faut facturer environ 320 €/jour en micro-entreprise, 355 € en EI ou EURL, 410 € en SASU et 455 € en portage salarial — à 18 jours facturés par mois sur 11 mois, 3 000 € de frais professionnels, célibataire sans enfant. Seuils calculés au taux 2026 par ce simulateur (moteur validé contre le calculateur officiel URSSAF).
| Brut CDI/an | Net CDI/mois | Micro (BNC) | EI / EURL | SASU | Portage |
|---|---|---|---|---|---|
| 35 000 € | 2 193 € | 210 € | 220 € | 265 € | 295 € |
| 40 000 € | 2 474 € | 240 € | 255 € | 300 € | 335 € |
| 45 000 € | 2 712 € | 265 € | 290 € | 335 € | 375 € |
| 50 000 € | 2 946 € | 290 € | 320 € | 370 € | 415 € |
| 55 000 € | 3 187 € | 320 € | 355 € | 410 € | 455 € |
| 60 000 € | 3 428 € | 345 € | 380 € | 445 € | 495 € |
| 70 000 € | 3 909 € | 400 € | 440 € | 515 € | 575 € |
| 80 000 € | 4 390 € | — | 500 € | 590 € | 655 € |
| 90 000 € | 4 871 € | — | 555 € | 660 € | 735 € |
| 100 000 € | 5 353 € | — | 610 € | 735 € | 815 € |
| 120 000 € | 6 273 € | — | 730 € | 880 € | 975 € |
Hypothèses : 18 jours facturés/mois × 11 mois, 3 000 € de frais pro/an, micro en BNC (abattement 34 %), hors ACRE et versement libératoire. « — » = plafond de la micro-entreprise dépassé (CA > 83 600 €). EI au réel et EURL donnent le même seuil tant que toute l'enveloppe est versée en rémunération ; l'EURL ne s'en écarte qu'avec une stratégie de dividendes. Comparaison à revenu net égal : à pondérer par les droits du CDI (chômage, congés payés, retraite).
Questions fréquentes
Sources officielles (taux 2026)
Taux et barèmes vérifiés le 3 juillet 2026.
- ▸ economie.gouv.fr — cotisations micro-entreprise
- ▸ economie.gouv.fr — barème de l'impôt sur le revenu
- ▸ service-public.fr — évolution du PFU (flat tax 31,4 %)
- ▸ urssaf.fr — réforme de l'assiette des indépendants
- ▸ service-public.fr — impôt sur les sociétés
- ▸ service-public.fr — régime fiscal micro
- ▸ CCI Paris IdF — charges sociales au 1ᵉʳ janvier 2026
⚠ Simulation indicative, à jour des principaux taux 2026 (barème IR sur revenus 2025, PFU 31,4 %, réforme de l'assiette TNS). Elle ne remplace pas un expert-comptable : CFE, plafonnement du quotient familial, réduction générale de cotisations, mutuelle obligatoire, prévoyance et cas particuliers ne sont pas tous modélisés. Les avantages salarié (titres-resto, transport, mutuelle) sont une estimation indicative, affichée à part et exclue du net comparé. Aucune donnée n'est envoyée : tout est calculé dans votre navigateur.
✓ Contrôle qualité : nos résultats sont comparés automatiquement au moteur de calcul open source « modele-social » qui équipe mon-entreprise.urssaf.fr (écarts inférieurs à 2 % sur les cas testés). Cette démarche est purement technique : ce site est indépendant et n'est ni édité, ni approuvé, ni soutenu par l'URSSAF ou toute autre administration.