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100 % gratuitTaux 2026

Freelance et chômage (ARE) : quels droits en 2026 ?

« Est-ce que je garde le chômage ? » est la peur numéro un au moment de quitter un CDI. La réponse tient en deux temps : quels statuts génèrent de nouveaux droits (un seul, le portage), et comment conserver ou cumuler l'ARE issue d'un CDI rompu avec une activité freelance. Bien compris, ce mécanisme sécurise énormément un lancement.

En bref

Parmi les statuts freelance, seul le portage salarial cotise à l'assurance chômage et ouvre de nouveaux droits à l'ARE. La micro-entreprise, l'EI, l'EURL et la SASU n'en ouvrent aucun. En revanche, un reliquat d'ARE issu d'un CDI rompu peut être conservé et cumulé avec l'activité : en SASU sans salaire, l'allocation est même maintenue à 100 %, la rémunération se faisant en dividendes.

Estimation avec vos paramètres — indicatif, pas un conseil
EI AU RÉEL (IR) : 4 842 €/mois net, soit +1 655 €/mois vs votre CDI
CDI de référence : 3 187 €/mois net après impôt — sans compter chômage, congés payés et retraite, à pondérer selon votre aversion au risque.

▙ Votre activité

Tous les statuts freelance
€/j
j
mois
CA annuel — 108 900 €

▙ Votre foyer fiscal

Tous les statuts
€/an
MICRO-ENTREPRISE✕ NON ACCESSIBLE
5 261 € net/mois
63 138 € net/an après impôt — 58 % du CA conservé
Chiffre d'affaires+108 900 €
Cotisations sociales + CFP−28 096 €
Impôt sur le revenu−14 666 €
Frais professionnels (non déductibles)−3 000 €
Net final63 138 €
⚠ CA (108900 €) > plafond micro de 83600 € : ce statut n'est pas accessible à ce niveau de revenu.
⚠ CA > 37500 € : TVA à facturer (sans impact sur le net si clients professionnels).
⚠ En micro, vos frais réels ne sont pas déductibles : l'abattement forfaitaire s'applique quoi qu'il arrive.
EI AU RÉEL (IR)★ MEILLEUR NET ESTIMÉ
4 842 € net/mois
58 106 € net/an après impôt — 53 % du CA conservé
Chiffre d'affaires+108 900 €
Frais professionnels (déductibles)−3 000 €
Cotisations sociales TNS−31 769 €
Impôt sur le revenu−16 025 €
Net final58 106 €
EURL (IS)#2
4 842 € net/mois
58 106 € net/an après impôt — 53 % du CA conservé
Chiffre d'affaires+108 900 €
Frais professionnels (déductibles)−3 000 €
Cotisations sociales TNS−31 769 €
Impôt sur les sociétés0 €
Fiscalité des dividendes0 €
Impôt sur le revenu−16 025 €
Net final58 106 €
SASU (IS)#3
4 125 € net/mois
49 499 € net/an après impôt — 45 % du CA conservé
Chiffre d'affaires+108 900 €
Frais professionnels (déductibles)−3 000 €
Cotisations (salariales + patronales)−46 732 €
Impôt sur les sociétés0 €
Flat tax sur dividendes (31,4 %)0 €
Impôt sur le revenu−9 670 €
Net final49 499 €
PORTAGE SALARIAL#4
3 767 € net/mois
45 205 € net/an après impôt — 42 % du CA conservé
Chiffre d'affaires+108 900 €
Frais de gestion (7 %)−7 623 €
Frais professionnels−3 000 €
Cotisations (salariales + patronales)−45 072 €
Impôt sur le revenu−8 000 €
Net final45 205 €
⚠ Le portage ouvre droit au chômage et à la retraite du régime général — un filet de sécurité que les autres statuts n'offrent pas.
CDI (CADRE)#5
3 187 € net/mois
38 242 € net/an après impôt — 49 % du coût employeur conservé
Coût total employeur+78 100 €
Salaire brut+55 000 €
Cotisations salariales−11 470 €
Impôt sur le revenu (taux PAS ≈ 11,7 %)−5 288 €
Net final38 242 €

Un seul statut freelance ouvre des droits : le portage

Parmi les statuts d'indépendant, seul le portage salarial cotise à l'assurance chômage : le salarié porté ouvre des droits à l'ARE en fin de mission, exactement comme un salarié classique. La micro-entreprise, l'EI, l'EURL et la SASU n'ouvrent aucun droit au chômage au titre de l'activité — leurs dirigeants ne cotisent pas à France Travail.

C'est l'argument décisif du portage pour qui veut continuer à se constituer un filet : chaque mission portée génère de nouveaux droits, et vous restez « bankable » avec des bulletins de paie. Les autres statuts optimisent le net, mais laissent la gestion du risque entièrement à votre charge.

Maintenir l'ARE d'un CDI pendant le lancement

Si vous quittez un CDI avec des droits ouverts (rupture conventionnelle, licenciement), vous pouvez conserver cette ARE tout en démarrant une activité freelance — le montant est simplement ajusté selon vos revenus. En SASU, le montage le plus favorable consiste à ne pas se verser de salaire : l'ARE est alors maintenue à 100 % et l'on se rémunère en dividendes une fois les résultats là.

En micro-entreprise ou en EI, l'ARE est réduite chaque mois en fonction du chiffre d'affaires ou du bénéfice dégagé, mais le cumul reste possible et adoucit la transition. C'est pourquoi beaucoup de freelances lancent leur activité juste après une rupture conventionnelle : le reliquat d'ARE sert de trésorerie de démarrage.

ARCE : toucher son chômage en capital

France Travail propose une alternative au maintien mensuel : l'ARCE, qui verse une partie de vos droits en deux fois sous forme de capital pour financer la création ou la reprise d'entreprise. C'est intéressant si vous avez besoin d'un apport initial, mais vous renoncez au maintien mensuel de l'ARE — un arbitrage à faire selon votre besoin de trésorerie et la maturité de votre projet.

Dans tous les cas, ces dispositifs ne créent pas de droits nouveaux : ils consomment un reliquat existant. Une fois épuisé, seul le portage salarial permet d'en reconstituer. Anticiper ce point évite la mauvaise surprise du freelance qui, deux ans après avoir quitté son CDI, découvre qu'il n'a plus aucun filet.

Comparaison visuelle

Net mensuel après impôt, par statut
Seuil de rentabilité TJM

À partir de quel TJM le freelance bat le CDI ?

Le TJM à partir duquel un freelance égale le revenu net d'un CDI dépend du salaire de référence et du statut. Face à un CDI cadre de 55 000 € brut (3 187 €/mois net après impôt), il faut facturer environ 320 €/jour en micro-entreprise, 355 € en EI ou EURL, 410 € en SASU et 455 € en portage salarial — à 18 jours facturés par mois sur 11 mois, 3 000 € de frais professionnels, célibataire sans enfant. Seuils calculés au taux 2026 par ce simulateur (moteur validé contre le calculateur officiel URSSAF).

TJM minimum, par statut, pour égaler le net après impôt d'un CDI, selon le brut annuel du CDI (taux 2026).
Brut CDI/anNet CDI/moisMicro (BNC)EI / EURLSASUPortage
35 000 €2 193 €210 €220 €265 €295 €
40 000 €2 474 €240 €255 €300 €335 €
45 000 €2 712 €265 €290 €335 €375 €
50 000 €2 946 €290 €320 €370 €415 €
55 000 €3 187 €320 €355 €410 €455 €
60 000 €3 428 €345 €380 €445 €495 €
70 000 €3 909 €400 €440 €515 €575 €
80 000 €4 390 €500 €590 €655 €
90 000 €4 871 €555 €660 €735 €
100 000 €5 353 €610 €735 €815 €
120 000 €6 273 €730 €880 €975 €

Hypothèses : 18 jours facturés/mois × 11 mois, 3 000 € de frais pro/an, micro en BNC (abattement 34 %), hors ACRE et versement libératoire. « — » = plafond de la micro-entreprise dépassé (CA > 83 600 €). EI au réel et EURL donnent le même seuil tant que toute l'enveloppe est versée en rémunération ; l'EURL ne s'en écarte qu'avec une stratégie de dividendes. Comparaison à revenu net égal : à pondérer par les droits du CDI (chômage, congés payés, retraite).

Questions fréquentes

Non : la micro-entreprise ne cotise pas à l'assurance chômage et n'ouvre aucun droit à l'ARE au titre de l'activité. En revanche, un reliquat de droits acquis avant (via un CDI rompu) peut être maintenu partiellement et cumulé avec les revenus de micro-entrepreneur. Seul le portage salarial ouvre de nouveaux droits parmi les statuts freelance.

Sources officielles (taux 2026)

Taux et barèmes vérifiés le 3 juillet 2026.

⚠ Simulation indicative, à jour des principaux taux 2026 (barème IR sur revenus 2025, PFU 31,4 %, réforme de l'assiette TNS). Elle ne remplace pas un expert-comptable : CFE, plafonnement du quotient familial, réduction générale de cotisations, mutuelle obligatoire, prévoyance et cas particuliers ne sont pas tous modélisés. Les avantages salarié (titres-resto, transport, mutuelle) sont une estimation indicative, affichée à part et exclue du net comparé. Aucune donnée n'est envoyée : tout est calculé dans votre navigateur.

✓ Contrôle qualité : nos résultats sont comparés automatiquement au moteur de calcul open source « modele-social » qui équipe mon-entreprise.urssaf.fr (écarts inférieurs à 2 % sur les cas testés). Cette démarche est purement technique : ce site est indépendant et n'est ni édité, ni approuvé, ni soutenu par l'URSSAF ou toute autre administration.